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title: "Biographie de Chico da Silva, peintre brésilien"
description: "La vie de Chico da Silva, le peintre né vers 1910 sur l'Alto Tejo qui réinventa ses poissons, serpents et dragons sur les murs de Fortaleza."
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# Biographie de Chico da Silva

Chico da Silva fut un peintre brésilien. Né en Amazonie, il dessina sur les murs d’un quartier de pêcheurs de Fortaleza, apprit la gouache des mains d’un peintre suisse et reçut en 1966 une mention honorable à la Biennale de Venise. Au sommet de la gloire, il transforma son propre atelier en un atelier collectif avec les garçons du voisinage, et la question de savoir où finit sa main et où commence celle des disciples occupe la critique depuis 1966, quand le premier scandale d’attribution arriva dans les journaux.

Il mourut pauvre en 1985, et passa les décennies suivantes gardé surtout par le Ceará. Depuis les années 2020, des rétrospectives aux Pinacothèques de São Paulo et du Ceará, des expositions à New York, Shanghai et au Royaume-Uni et des artistes qui le citent comme influence, de Denilson Baniwa à Jaider Esbell, ont rendu son nom au circuit international. Cette biographie raconte cette vie avec les sources en vue : les journaux et revues qui l’ont couvert de son vivant et les livres et catalogues qui l’ont étudié, ainsi que la recherche encore en cours.

![Un homme en polo rayé, vu de profil, tient un pinceau fin sur la patte d'une grande bête peinte à la gouache : un bec courbé, un œil rond, un corps articulé façon crabe et une aile à la queue en éventail ornée de motifs. La feuille est appuyée contre un mur nu. Photographie en noir et blanc.](https://img.chicodasilva.org/photos/chico-da-silva-painting-a-fantastical-creature-640.jpg)

*De profil, il retouche au pinceau fin la patte d'une bête au bec courbé et à la queue en éventail, peinte sur une grande feuille appuyée contre le mur.Photographe non identifié.*

## Origines sur l’Alto Tejo

Chico da Silva est né vers 1910 sur l’[Alto Tejo](https://chicodasilva.org/fr/articles/caboclo-alto-tejo/), au bord du rio Tejo, dans le Territoire de l’Acre, près de la frontière avec le Pérou, sur des terres qui relevaient alors de Cruzeiro do Sul et appartiennent aujourd’hui à Marechal Thaumaturgo.[1](#user-content-fn-estrigas-nascimento) L’année est incertaine, et l’incertitude est elle-même un trait de la biographie : il n’avait pas d’état civil, la date changeait selon celui qui la racontait, et les documents n’aident pas. La carte d’identité et la plupart des catalogues disent 1910 ; le catalogue de sa première personnelle, en 1961, porte le 16 mars 1922, jour que lui-même donna au magazine *O Cruzeiro* en 1963 ; au *Correio da Manhã*, en 1966, il calcula 1928 ; au critique Luiz Ernesto Kawall, en 1972, il donna le 2 mai 1928 ; et le critique Estrigas, qui le connut, défendit 1922 ou 1923 et imputa le 1910 à une erreur de dictionnaire passée de catalogue en catalogue.[2](#user-content-fn-ocruzeiro-1963)[3](#user-content-fn-correio-manha-1966)[4](#user-content-fn-kawall-1972)[5](#user-content-fn-estrigas-data) Même la presse alternative des années 1970 avait sa version : le journal *Movimento* donna 1926.[6](#user-content-fn-movimento-1977)

Le père était un caboclo péruvien de probable origine kampa que la documentation nomme Domingos da Silva, ou Luiz Domingos da Silva ; la mère, Minervina Félix de Lima, une femme du Ceará qui avait suivi le caoutchouc jusqu’en Amazonie.[7](#user-content-fn-gerciane-infancia)[2](#user-content-fn-ocruzeiro-1963) Selon le fils, le père avait des bateaux et l’emmenait dans ses voyages sur les fleuves.[4](#user-content-fn-kawall-1972) La famille revint sur la terre de la mère quand il était encore enfant, et le père mourut au Ceará, mordu par un crotale à Quixadá.[7](#user-content-fn-gerciane-infancia) Après Quixadá et la serra de Guaramiranga, où il travailla dans une propriété rurale, il arriva à Fortaleza déjà jeune homme ; l’âge à la migration varie de six à dix-sept ans selon la source et l’entretien.[7](#user-content-fn-gerciane-infancia)[8](#user-content-fn-morel-1976)

Il prit le nom de Francisco Domingos da Silva et vécut à Pirambu, à l’époque une bande de dunes et de cabanes de pêcheurs dans l’ouest de la ville. Il resta analphabète toute sa vie : adulte, au musée de l’université, il apprit à dessiner sa propre signature.[9](#user-content-fn-estrigas-assinatura) Avant de vivre de la peinture, il gagna son pain comme il put. « Je n’ai pas été que peintre. J’ai fait beaucoup de choses dans la vie… j’ai été cordonnier, barbier », rappela-t-il, dans le recueil de phrases que Roberto Galvão réunit pour la nécrologie d’*O Povo* ; les listes d’époque ajoutent sabotier, réparateur de parapluies, ferblantier, tapissier.[10](#user-content-fn-opovo-obit-2cad)[11](#user-content-fn-estadao-1970) Un portrait publié à Fortaleza en 1967, quand il vendait déjà par galerie, le présentait encore comme le cordonnier qui s’était mis à peindre à ses heures perdues, et notait la phrase par laquelle il expliquait avoir quitté le seul emploi formel de sa vie : « je ne suis pas homme à travailler pour un patron ».[12](#user-content-fn-unitario-1967)

## Les murs de la Praia Formosa

Vers 1937, il commença à dessiner sur les murs chaulés des cabanes de la [Praia Formosa](https://chicodasilva.org/fr/articles/fresques-de-praia-formosa/), près du Passeio Público et du Poço da Draga.[13](#user-content-fn-galvao-1937) Le matériau était ce qui se trouvait à portée de main : charbon, craie, éclats de brique et de tuile. Poissons, serpents, oiseaux, navires fantômes. Des années plus tard, il raconterait que l’envie venait du mur lui-même : « quand je voyais un mur chaulé, je sentais \[…\] l’envie de peindre ».[14](#user-content-fn-cb-onirica-1974) De ce répertoire de mur il datait aussi son premier tableau, *Um Dragão Comendo Arraia* (Un dragon dévorant une raie), de 1937.[2](#user-content-fn-ocruzeiro-1963)[15](#user-content-fn-jb-1969-industrializada)

![Un homme au chapeau, accroupi de dos, dessine sur le mur de terre d'une maison un oiseau à longue queue, au grand œil et au plumage en éventail. Photographie en noir et blanc.](https://img.chicodasilva.org/photos/chico-da-silva-drawing-on-a-wall-pirambu-640.jpg)

*Avant le papier et la gouache, le travail était celui-ci : un oiseau à longue queue dessiné sur le mur de terre d'une masure.Photographe non identifié.*

![Dans une rue de sable, quatre enfants pieds nus, de dos, regardent un homme au chapeau et en vêtements clairs penché sur un grand oiseau à longue queue dessiné sur le mur de terre d'une maison. Un homme s'appuie contre l'embrasure sombre de la porte ; par terre, une jante de vélo et une pierre blanche. Photographie en noir et blanc.](https://img.chicodasilva.org/photos/chico-da-silva-drawing-on-a-wall-children-watching-640.jpg)

[Agrandir la photographie](https://img.chicodasilva.org/photos/chico-da-silva-drawing-on-a-wall-children-watching-640.jpg)

*Le même mur, dans le cadre large : quatre enfants pieds nus et un voisin sur le pas de la porte regardent l'oiseau prendre forme.Photographe non identifié.*

Avant qu’on le connaisse, le bruit courait dans le quartier qu’il était un débile mental. Estrigas refusa ce jugement et décrivit un homme vif et habile, sans instruction scolaire et rien de plus.[16](#user-content-fn-estrigas-debil) Qui passait par la Praia Formosa voyait le dessin fini et ne voyait pas l’auteur : « c’est un petit Indien qui passe par ici tous les jours, il gribouille, gribouille et s’en va », répondaient les habitants à qui posait la question, dans la version que la presse répéta pendant des décennies.[15](#user-content-fn-jb-1969-industrializada)[17](#user-content-fn-opovo-1978-desaparecem) Une vente isolée précéda toute carrière : selon Estrigas, il vendit son premier tableau en 1942, pour 1 500 cruzeiros.[18](#user-content-fn-estrigas-primeira-venda)

## Chabloz et la gouache

En 1943, le peintre suisse [Jean-Pierre Chabloz](https://chicodasilva.org/fr/articles/chabloz-et-la-decouverte/), à Fortaleza au service de la Campagne du caoutchouc, vit les dessins sur les murs de la Praia Formosa. Le lieu deviendrait légende urbaine aux adresses échangées, et c’est Chabloz lui-même qui le fixa, dans un témoignage signé du *Jornal do Brasil* en 1969 : ce fut à la Praia Formosa, écrivit-il, « et non à Pirambu, ni sur la plage d’Iracema, comme l’ont affirmé plusieurs journaux ».[19](#user-content-fn-chabloz-jb-1969) Il laissa un message aux habitants, et les deux hommes se rencontrèrent des mois plus tard ; la méfiance de Chico retarda le premier contact.[20](#user-content-fn-silberstein-descoberta) Chabloz commanda des travaux sur papier, remit le matériel et paya d’avance : feuilles de bristol, encre de Chine, gouache, pastel, crayons, plumes et pinceaux.[21](#user-content-fn-gerciane-chabloz) Au long des séjours de 1943 à 1945 et de 1947 à 1948, il réunit une vingtaine de gouaches dans une collection personnelle.[22](#user-content-fn-catalogo-2001)

![Un homme âgé aux cheveux gris, torse nu, rit de profil en se penchant sur une planche sombre posée sur une table, la main gauche tenant la feuille et la droite guidant un outil fin sur un oiseau aux ailes ouvertes dessiné en blanc sur le fond sombre. Reproduction en noir et blanc froid.](https://img.chicodasilva.org/photos/chico-da-silva-drawing-a-bird-at-a-table-640.jpg)

[Agrandir la photographie](https://img.chicodasilva.org/photos/chico-da-silva-drawing-a-bird-at-a-table-3200.jpg)

*Riant, penché sur la planche posée sur la table, il tire fil à fil le plumage d'un oiseau. C'est le regard le plus proche que la collection possède sur la main elle-même au travail.Photographe non identifié.*

Les premières gouaches entrèrent dans les salons de Fortaleza en 1944, au III Salão Cearense de Pintura, organisé par Chabloz lui-même, et au II Salão de Abril.[23](#user-content-fn-galvao-saloes) Une collective d’artistes du Ceará à la Galeria Askanasy, à Rio, en 1945, que le politologue David Silberstein enregistre comme la première galerie d’art moderne du Brésil, apporta la première critique nationale : pour Rubem Navarra, qui signa la présentation du catalogue, ces gouaches étaient « quelque chose de très sérieux », d’« une espèce de Dalí à l’état de nature ».[24](#user-content-fn-silberstein-askanasy)[25](#user-content-fn-gerciane-navarra) De Fortaleza, le peintre Mário Baratta répondit dans les colonnes d’*O Estado* en juillet 1945 : là où Navarra voyait un Dalí, il voyait « de bien plus grands rapprochements » avec Raoul Dufy.[26](#user-content-fn-baratta-1945)

Vendre était une autre affaire. Il n’y avait pas de marché de l’art à Fortaleza dans cette décennie, et les tableaux circulaient en cadeau dans l’élite culturelle de la ville ; le commerce spécialisé n’apparaîtrait que dans les années 1960, avec lui parmi les premiers noms à le soutenir.[27](#user-content-fn-silberstein-mercado)[28](#user-content-fn-oliveira-nava) La lecture économique est de Silberstein, pour qui la pause qui suivit fut aussi un manque d’acheteurs.[27](#user-content-fn-silberstein-mercado) Quand Chabloz rembarqua pour l’Europe, en août 1948, en emportant la collection, Chico posa les pinceaux.[29](#user-content-fn-onordeste-1948)

## L’Europe sans lui

La collection voyagea sans le peintre. Chabloz montra les gouaches à la Salle Beauregard, à Genève, à l’automne 1949, et le *Journal de Genève* annonça l’exposition en octobre, à l’affiche jusqu’au 12.[30](#user-content-fn-jdg-1949) Vinrent Lisbonne, au Palácio Foz, en 1951, à l’invitation du bureau de propagande d’António Ferro, et la personnelle de la Galerie Pour L’Art, à Lausanne, en 1952, l’année où la galerie parisienne Jeanne Bucher programma une exposition puis y renonça quand Chabloz refusa de céder le droit de vente des œuvres.[31](#user-content-fn-gerciane-europa) Des chronologies postérieures mêlent ces dates, et la nécrologie d’*O Povo* donne Lausanne en 1950 ; ce texte suit la chronologie revue par la recherche récente.[10](#user-content-fn-opovo-obit-2cad)

À Paris, Chabloz mit les gouaches sous les yeux du critique Christian Zervos et d’André Malraux, qui répondit par lettre avec une phrase qu’il montrerait le reste de sa vie : « Je souhaite vivement que vous obteniez que lui soient confiés des murs! »[19](#user-content-fn-chabloz-jb-1969) En décembre 1952, la revue *Cahiers d’Art* publia l’essai « Un indien brésilien réinvente la peinture », avec l’aval de Zervos, son éditeur.[32](#user-content-fn-cahiers-1952)[6](#user-content-fn-movimento-1977) De novembre 1955 à février 1956, l’œuvre figura dans « Le Brésil », panorama d’art brésilien, des « primitifs » aux modernes, avec lequel le Musée d’ethnographie de Neuchâtel, en Suisse, inaugura sa salle d’expositions, et le musée acquit des pièces de la collection.[33](#user-content-fn-men-1955)[34](#user-content-fn-galvao-neuchatel)

[![Oiseaux fantastiques et papillon, Chico da Silva, v. 1967](https://img.chicodasilva.org/jcc-073/chico-da-silva-fantastic-birds-and-butterfly-undated-gouache-on-paper-55x76cm-joao-cunha-collection-jcc-073-chicodasilva.org-640.jpg)](https://chicodasilva.org/fr/peintures/oiseaux-fantastiques-et-papillon-073/)

*[Oiseaux fantastiques et papillon (v. 1967)](https://chicodasilva.org/fr/peintures/oiseaux-fantastiques-et-papillon-073/), Chico da Silva*

Les tableaux franchirent toutes ces frontières ; Chico ne quitta jamais le Brésil. La gloire lui parvenait en fable, et il la rendait augmentée : il disait avoir été reçu par la reine Élisabeth au palais de Buckingham, salué par De Gaulle, avoir connu l’Allemagne, les États-Unis et un pays fantastique qu’il appelait Juberlano.[35](#user-content-fn-galvao-viagens) Des journalistes qui demandèrent des preuves virent, en 1969 puis en 1977, le même document : un passeport sans aucun visa de sortie, périmé depuis 1967.[36](#user-content-fn-estrigas-passaporte)[37](#user-content-fn-oglobo-1977-autentico) « Ses tableaux partaient ; lui ne voyageait pas », résuma le *Movimento*.[6](#user-content-fn-movimento-1977)

## Dix ans de silence

Entre le départ de Chabloz, en 1948, et la fin de la décennie suivante, Chico ne peignit pratiquement pas. Roberto Galvão écrit que la pause dura plus de dix ans, et note que le vide amena une partie du public à croire que la carrière n’avait commencé que dans les années 1960.[38](#user-content-fn-galvao-silencio) Le catalogue de l’État de 2001 donne le motif dans la clé du stimulant qui manqua ; Silberstein le traduit en économie : sans marché local, les gouaches des années 1940 avaient circulé en cadeau dans l’élite, et personne n’achetait les suivantes.[22](#user-content-fn-catalogo-2001)[27](#user-content-fn-silberstein-mercado) Le silence était si complet que la nécrologie d’*O Povo* l’enregistrerait comme un abandon « pendant plus de dix ans ».[10](#user-content-fn-opovo-obit-2cad)

Ces années-là, il continua de vivre des métiers manuels, invisible pour le circuit. La presse locale ne signalerait de nouveau du mouvement qu’en mars 1960, quand elle annonça le retour de Chabloz à Fortaleza.[39](#user-content-fn-onordeste-1960)

## L’université et le marché

Chabloz revint en novembre 1959, trouva Chico sans peindre et le présenta à Antônio Martins Filho, recteur de l’Université du Ceará, qui implantait le musée d’art de l’institution, le MAUC, et l’engagea.[40](#user-content-fn-galvao-mauc) Chico se mit à peindre dans les locaux du musée lui-même, avec un salaire payé par le recteur, et il en sortit l’ensemble d’une quarantaine de gouaches qui est aujourd’hui encore le noyau incontesté de ce fonds.[40](#user-content-fn-galvao-mauc)[12](#user-content-fn-unitario-1967) La version du peintre sur cet emploi était autre, et elle changea avec les années : au *Correio da Manhã*, en 1966, il dit y être resté deux jours et être parti parce qu’il n’acceptait pas les cris ; à l’*Unitário*, en 1967, il résuma qu’il n’était pas homme à travailler pour un patron.[3](#user-content-fn-correio-manha-1966)[12](#user-content-fn-unitario-1967)

![Un homme torse nu, coiffé d'un chapeau de paille, peint au pinceau fin sur une toile posée sur un chevalet de bois grossier, dans un espace étroit entre la toile et une cloison de planches. Sur la toile, un poisson aux dents triangulaires occupe déjà la moitié basse. Reproduction en sépia à trame de similigravure visible.](https://img.chicodasilva.org/photos/chico-da-silva-painting-at-an-easel-640.jpg)

[Agrandir la photographie](https://img.chicodasilva.org/photos/chico-da-silva-painting-at-an-easel-2048.jpg)

*Une main, une toile : en chapeau de paille et torse nu, le peintre travaille un poisson à dents sur un chevalet de bois grossier, le corps tordu pour atteindre le haut du tableau.Photographe non identifié.*

La première personnelle ouvrit le 10 avril 1961, au siège des Diários Associados, présentée par le gouverneur Parsifal Barroso, et resta une semaine à l’affiche ; Estrigas compte dix œuvres, le peintre se souvenait de dix-sept.[41](#user-content-fn-estrigas-individual)[4](#user-content-fn-kawall-1972) Deux mois plus tard, le 25 juin, il était dans l’exposition inaugurale du musée de l’université, avec six gouaches.[41](#user-content-fn-estrigas-individual) Dès 1962, le *Jornal do Brasil* le plaçait, aux côtés de Mestre Vitalino et de Chico Santeiro, dans le « trio célèbre des plus authentiques artistes populaires du Nordeste ».[42](#user-content-fn-jb-1962)

Vers 1963, il se rapprocha de Henrique Bluhm, chanteur lyrique allemand propriétaire d’un snack-bar du centre de Fortaleza, qui devint son premier marchand et organisa des expositions à Rio et à São Paulo.[43](#user-content-fn-oliveira-marchands)[44](#user-content-fn-estrigas-bluhm) En septembre 1963, une personnelle à la Galeria Relevo, à Rio, organisée par Jean Boghici, lui ouvrit le marché du Sud-Est, et le même mois le magazine *O Cruzeiro* publia un reportage en couleurs, « Francisco da Silva e seu Mundo Fantástico », qui porta son nom dans les kiosques de tout le pays.[45](#user-content-fn-galvao-relevo)[2](#user-content-fn-ocruzeiro-1963) Après Bluhm vinrent Maurício Xerez et José Edilson Pitombeira, dit Dão.[43](#user-content-fn-oliveira-marchands) En 1965, ses tableaux se montraient déjà à Salvador, São Paulo, Rio et Paris, et un portrait de Fortaleza notait la cote : 120 cruzeiros novos à la galerie locale, quatre cents à cinq cents à l’étranger.[46](#user-content-fn-galvao-1965)[12](#user-content-fn-unitario-1967) Chabloz, revenu en novembre 1962, s’éloigna de lui dans ces années-là, désintéressé de ce qu’il appela des exploits « plus mondains qu’artistiques ».[47](#user-content-fn-galvao-afastamento)

![Double page de revue : six reproductions en couleurs de peintures de dragons, serpents, oiseaux et poissons autour d'un titre en portugais sur le peintre né en Acre Francisco da Silva.](https://img.chicodasilva.org/press/o-cruzeiro-1963-09-28-p110-640.jpg)

[Lire la page entière](https://img.chicodasilva.org/press/o-cruzeiro-1963-09-28-p110-3200.jpg)

*Double page en couleurs : « Analfabeto de pai e mãe, o acriano Francisco da Silva pinta grandes mitos do Ceará » (analphabète de père et de mère, Francisco da Silva, né en Acre, peint les grands mythes du Ceará). La revue reproduit des peintures de la collection réunie par l'Université du Ceará ; un cartouche en signale d'autres à la galerie Relevo de Rio.O Cruzeiro, Rio de Janeiro, 28 septembre 1963, p. 110-111. [Hemeroteca Digital, Bibliothèque nationale du Brésil](https://memoria.bn.gov.br/docreader/docreader.aspx?bib=003581&pagfis=151401).*

## Venise, 1966

Le critique Clarival do Prado Valladares choisit Chico pour la délégation brésilienne à la [33e Biennale de Venise](https://chicodasilva.org/fr/articles/venise-1966/), en séparant en janvier 1966 douze gouaches du fonds du musée de l’université.[48](#user-content-fn-delirio-veneza) Il rencontra des résistances au sein de la délégation elle-même, une histoire qu’il raconta dans une lettre en septembre de cette année-là : il écrivit avoir été « terriblement combattu » par des Brésiliens hostiles à la présence du peintre.[49](#user-content-fn-delirio-carta) Pendant que la Biennale se tenait, une exposition de 35 aquarelles du peintre ouvrit à Rio, à la Petite Galerie d’Ipanema, avec une présentation de Valladares lui-même, qui signa la défense : « Francisco Domingos da Silva n’a rien de primaire, comme peintre. C’est un professionnel avec près de trente ans de pratique, développé dans une seule technique et sous un langage inventif très personnel. »[50](#user-content-fn-oglobo-1966-petite)[3](#user-content-fn-correio-manha-1966)

![Coupure de journal : colonnes de texte autour d'un titre étagé et d'une photographie légendée « Sem teto », le peintre de profil, cigarette à la main.](https://img.chicodasilva.org/press/correio-da-manha-1966-06-12-p13-640.jpg)

[Lire la page entière](https://img.chicodasilva.org/press/correio-da-manha-1966-06-12-p13-2048.jpg)

*« Pintor diz que sua arte é explorada por dono de galeria » (le peintre dit que son art est exploité par un galeriste). Interviewé quelques jours avant l'ouverture de Venise, Chico décrit la baraque de Pirambu et des toiles revendues bien au-dessus de ce qu'il a touché ; l'encadré consigne son propre récit d'une naissance en Acre, en 1928 selon son estimation.Correio da Manhã, Rio de Janeiro, 12 juin 1966, p. 13. [Hemeroteca Digital, Bibliothèque nationale du Brésil](https://memoria.bn.gov.br/docreader/docreader.aspx?bib=089842_07&pagfis=72291).*

Quatre gouaches furent accrochées, et les archives historiques de la Biennale les nomment : *Serpente della serra luminosa*, *Uccello e pesce “roni”*, *Drago con serpente* et *Tronco d’albero con serpente*.[51](#user-content-fn-asac) La lettre de Valladares raconte le reste : réduit à un minimum d’espace, il vit les douze gouaches du musée rester hors des cimaises, jusqu’à ce qu’un membre du jury vienne le trouver en secret et l’amène à les montrer à cinq jurés ; la commission brésilienne, consultée selon l’usage, refusa son aval à la distinction.[49](#user-content-fn-delirio-carta) Le jury accorda la mention honorable malgré tout, et Valladares la décrivit comme inédite pour un peintre primitif dans l’histoire de la manifestation ; Estrigas l’enregistre comme le seul prix que Chico reçut de toute sa vie.[49](#user-content-fn-delirio-carta)[52](#user-content-fn-estrigas-veneza) Même le prix n’échappa pas à la confusion qui accompagnait tout dans le cas Chico da Silva : le *Movimento* affirmerait en 1977 qu’il n’y avait pas eu de prix, seulement une mention de la critique, et la décoration matérielle ne parvint jamais aux mains du peintre. En juillet 1974, le *Correio do Ceará* rapportait que le maire de Fortaleza s’occupait encore d’envoyer le peintre en Guanabara pour enfin la recevoir.[6](#user-content-fn-movimento-1977)[53](#user-content-fn-cc-1974-premio) L’année suivant la Biennale vint la IXe Biennale de São Paulo, et avec elle les collectives de primitifs à Rio, où *O Globo* le traitait en « poète des Dragons de l’Indépendance ».[54](#user-content-fn-galvao-bienais)[55](#user-content-fn-oglobo-1967-primitivos)

[![Dragon et serpent, Chico da Silva, 1973](https://img.chicodasilva.org/jcc-075/chico-da-silva-dragon-and-serpent-1973-acrylic-on-paper-hardboard-70x100cm-joao-cunha-collection-jcc-075-chicodasilva.org-640.jpg)](https://chicodasilva.org/fr/peintures/dragon-et-serpent-1973-075/)

*[Dragon et serpent (1973)](https://chicodasilva.org/fr/peintures/dragon-et-serpent-1973-075/), Chico da Silva*

## L’École de Pirambu

![Colonne de journal étroite, titre « O Homem e as Coisas » sur deux lignes, sous-titre « Os Pintores do Pirambu » et un second intertitre au milieu du texte.](https://img.chicodasilva.org/press/correio-do-ceara-1977-03-16-p04-640.jpg)

[Lire la page entière](https://img.chicodasilva.org/press/correio-do-ceara-1977-03-16-p04-640.jpg)

*« O Homem e as Coisas: Os Pintores do Pirambu » (L'homme et les choses : les peintres de Pirambu). La chronique rend compte de l'exposition du groupe à la III Exanor et conseille d'acheter une œuvre signée Babá, Francisca, Ivan, Claudionor ou Garcia plutôt que de risquer un prétendu Chico da Silva.Correio do Ceará, Fortaleza, 16 mars 1977, p. 4. [Portal da História do Ceará](https://historiadoceara.com.br/jornais/jornal.php?mes=03&edicao=1977&pagina=correio_do_ceara_1977_03_0329.jpg).*

La demande dépassa ce qu’il parvenait à livrer, et entre la fin de 1963 et le début de 1964 il se mit à travailler avec des aides, des garçons du voisinage.[56](#user-content-fn-galvao-escola-inicio) Le noyau initial comptait cinq noms, âgés de douze à dix-huit ans : Babá (Sebastião Lima da Silva), Claudionor (José Claudionor Nogueira), [Garcia](https://chicodasilva.org/fr/articles/garcia-le-dernier-disciple/) (José dos Santos Gomes), Ivan de Assis (Ivan José de Assis) et Chica, Francisca, la fille du peintre ; un journal de Fortaleza les nommerait, un par un, dès 1977, puis de nouveau deux jours après la mort du maître.[57](#user-content-fn-cc-1977-exanor)[58](#user-content-fn-dn-1985-galeria)[59](#user-content-fn-muluc-belchior) Le travail était divisé par étapes : le tracé du dessin, le remplissage des couleurs, le pointillé, et enfin la finition, qu’il se réservait, avec la couche de vernis appliquée à la pompe à insecticide, la signature et la vente.[60](#user-content-fn-galvao-divisao)[61](#user-content-fn-video-garcia)

[![Oiseau fantastique et oisillons, Chico da Silva, v. 1969](https://img.chicodasilva.org/jcc-085/chico-da-silva-fantastic-bird-and-fledglings-undated-gouache-on-paper-43x59cm-joao-cunha-collection-jcc-085-chicodasilva.org-640.jpg)](https://chicodasilva.org/fr/peintures/oiseau-fantastique-et-oisillons-085/)

*[Oiseau fantastique et oisillons (v. 1969)](https://chicodasilva.org/fr/peintures/oiseau-fantastique-et-oisillons-085/), Chico da Silva*

L’apprentissage était échelonné : l’apprenti remplissait d’abord les esquisses, passait ensuite à la pigmentation et pouvait alors seulement créer ses propres bêtes.[60](#user-content-fn-galvao-divisao) Tous étaient payés pour l’étape exécutée, et le montant est le point en litige des mémoires : Chica raconta en 1977 qu’elle avait commencé à dix ans, avant la tranche que Galvão enregistra pour le groupe, et qu’elle gagna trente cruzeiros pour le premier tableau, vendu cent ; un ancien habitant du quartier se souvient du maître distribuant une partie de l’argent « avec les gamins » à chaque vente.[62](#user-content-fn-machado-chicos)[63](#user-content-fn-muluc-vozes) Chacun apporta un motif propre au répertoire : les algues en mandala de Babá, les animaux mythologiques d’Ivan, la figure humaine de Claudionor, les rosaces de Chica, le dégradé monochrome de Raimundo Neto.[64](#user-content-fn-oliveira-motivos) La manière de peindre de Babá finit par devenir le modèle que l’école entière poursuivait, et Galvão note que certains la tenaient pour supérieure à celle du maître.[65](#user-content-fn-galvao-baba)

![Un homme jeune à fine moustache, torse nu, regarde l'objectif entre deux enfants : à gauche un petit garçon aux cheveux en épis, à droite une fille en chemisier clair, la main sur son épaule. Reproduction en sépia à trame de similigravure visible.](https://img.chicodasilva.org/photos/chico-da-silva-with-roberto-and-francisca-640.jpg)

[Agrandir la photographie](https://img.chicodasilva.org/photos/chico-da-silva-with-roberto-and-francisca-3200.jpg)

*Chico entre ses deux enfants, sur la seule photographie des trois que garde la collection. La légende collée sous le tirage, sur le carton de l'album, les nomme : Roberto et Francisca, qui signerait ses tableaux Chica da Silva.Photographe non identifié.*

L’atelier fonctionnait dans l’anonymat. Quand une voiture de client s’arrêtait à la porte, les aides devaient sortir par la clôture de la cour, parce qu’il ne voulait pas que la clientèle sache l’existence de l’atelier.[66](#user-content-fn-galvao-anonimato) Roberto Galvão nomme vingt-sept personnes qui ont peint comme Chico da Silva, entre disciples, parents et travailleurs des ateliers parallèles ; un reportage de 1976 compta 28 copistes dans le seul Pirambu, avec les noms.[67](#user-content-fn-galvao-27)[68](#user-content-fn-opovo-1976-babel) En mai 1975, la *Tribuna do Ceará* mit en première page la taille du phénomène : « Pirambu: todos pintam ‘Chico da Silva’ » (Pirambu : tout le monde peint « Chico da Silva »), avec l’estimation de cinq cents habitants du quartier vivant de la vente de ces tableaux.[69](#user-content-fn-magalhaes-1975) La production sortit vite de la maison : Bluhm monta son propre atelier en 1965, où Babá peignait et où Chico passait en fin de journée pour signer ; Maurício Xerez monta le deuxième en 1967, en engageant Ivan ; et un troisième, celui de Valentin Mickaliuck, achetait des cartons seulement dessinés et engageait un peintre publicitaire pour les colorier.[70](#user-content-fn-oliveira-oficinas) C’est par ces ateliers que la toile remplaça le carton, d’exécution plus facile et de meilleur rapport.[70](#user-content-fn-oliveira-oficinas) On les connut sous le nom d’[École de Pirambu](https://chicodasilva.org/fr/ecole-de-pirambu/).

![Quatre peintres en blouse, de dos, travaillent en même temps sur un large panneau de bêtes fantastiques ; au-dessus, une pancarte porte les mots Homens Trabalhando. À gauche, une personne assise sur un tabouret bas.](https://img.chicodasilva.org/photos/pirambu-school-painting-homens-trabalhando-1977-640.jpg)

[Agrandir la photographie](https://img.chicodasilva.org/photos/pirambu-school-painting-homens-trabalhando-1977-640.jpg)

*Les peintres de Pirambu au Salão de Abril de 1977 : sept jours de travail devant le public, chacun en blouse avec son nom dans le dos, sur un panneau de quatre mètres sur deux.Photographe non identifié.*

La réponse du groupe vint en 1977. En mars, les cinq disciples exposèrent à la III Exanor sous le nom d’« Os Pintores do Pirambu », et c’est là qu’ils se mirent à signer les tableaux de leurs propres noms ; le critique Frederico Morais salua dans *O Globo* « la première manifestation publique d’une prise de position qui pourra mener à une révision du cas de Chico da Silva ».[57](#user-content-fn-cc-1977-exanor)[71](#user-content-fn-morais-1977) En avril, devant le public et pendant sept jours, ils peignirent avec le maître le panneau *Homens Trabalhando* (Hommes au travail), de quatre mètres sur deux, inscrit par le médecin Hélio Rôla dans la catégorie d’art conceptuel du XXVII Salão de Abril. Chico sortait chaque jour de l’hôpital, où il était admis pour une cirrhose, pour travailler à l’œuvre, et il la signa à la fin.[72](#user-content-fn-galvao-homens) Le politologue David Silberstein, qui y participa, compara la scène à « un petit orchestre, imprégné de l’esprit d’engagement collectif ».[73](#user-content-fn-silberstein-orquestra) En 2021, une pétition, et en 2022 un dossier porté au Ministère public fédéral, demandèrent que l’université acquière formellement le panneau, gardé depuis des décennies dans une bibliothèque du campus ; l’accord sortit en 2023, et l’œuvre entra dans le fonds du même musée où le peintre avait travaillé dans les années 1960.[74](#user-content-fn-muluc-homens)

Le groupe initial s’était déjà dispersé avant cela. Garcia partit pour São Paulo en 1973, parce que ce que payait l’atelier ne suffisait pas à vivre, et il ne revint à la peinture que vers 2000 ; Claudionor cessa de peindre des toiles à cause de la polémique d’authenticité et reprit au milieu des années 2000.[75](#user-content-fn-video-garcia-tvdd)[76](#user-content-fn-muluc-oboe) Le rapprochement eut une date et un parrain : vers 2004, Claudionor, Garcia et Babá se remirent à produire ensemble sous l’Instituto Cultural Oboé, de l’homme d’affaires Newton Freitas, dans une phase de grands formats.[76](#user-content-fn-muluc-oboe)[75](#user-content-fn-video-garcia-tvdd) Claudionor mourut en 2010, et Garcia est aujourd’hui (2026) le seul des cinq en vie, comme l’enregistre le livre de 2024 sur l’école.[76](#user-content-fn-muluc-oboe)[77](#user-content-fn-muluc-unico)[78](#user-content-fn-opovo-2021-garcia)

## La fabrique de tableaux

Le premier scandale public éclata en février 1966, quand le *Jornal do Brasil* rapporta l’accusation de Chico lui-même : la Galeria Relevo vendrait à Rio quarante tableaux commandés par le marchand Henrique Bluhm au disciple Babá. Bluhm répliqua dans le même article : presque tout de Silva serait faux, « car il industrialiserait son art ».[79](#user-content-fn-jb-1966-relevo) La même année, alors que l’exposition de la Petite Galerie était ouverte à Rio, Dalva, la femme de Chico, alla à la police de Fortaleza dénoncer des faux parmi les tableaux exposés, et il démentit sa propre femme en public et assuma la paternité des œuvres.[80](#user-content-fn-oliveira-dalva)

![Coupure de journal sur trois colonnes sous un titre en italique sur des imitations des toiles du peintre en vente à Rio.](https://img.chicodasilva.org/press/jornal-do-brasil-1966-02-08-p10-640.jpg)

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*« Silva diz que Relêvo está vendendo no Rio imitações das suas telas primitivas » (Silva dit que la galerie Relêvo vend à Rio des imitations de ses toiles primitives). L'article nomme le marchand Henrique Blumm et le peintre Babá, avec quarante toiles reconnues.Jornal do Brasil, Rio de Janeiro, 8 février 1966, p. 10. [Hemeroteca Digital, Bibliothèque nationale du Brésil](https://memoria.bn.gov.br/docreader/docreader.aspx?bib=030015_08&pagfis=80321).*

Le 12 juin 1969, la *Gazeta de Notícias*, de Fortaleza, publia la déclaration de [Maria Augusta](https://chicodasilva.org/fr/articles/maria-augusta-la-petite-fille-qui-a-signe/) do Carmo Moreira, quinze ans : pendant près de cinq ans, elle avait peint des tableaux que Chico signait et vendait.[81](#user-content-fn-galvao-gazeta) En six jours, l’affaire était nationale. *O Globo* porta en première page le « test des poissons », où la jeune fille, orpheline de Quixadá encouragée par un général, peignit des dragons, des poissons et des oiseaux devant les reporters, et détailla la paie : deux cruzeiros novos pour trois travaux.[82](#user-content-fn-oglobo-1969-teste) « Mes tableaux ont commencé à se vendre et je n’ai jamais senti l’odeur de l’argent », dit-elle au magazine *O Cruzeiro*, qui enregistra aussi le dénouement du défi qu’il avait lui-même lancé, peindre à ses côtés à la télévision : il ne vint pas, et elle, oui.[83](#user-content-fn-ocruzeiro-1969) Il nia tout, allégua un style « reconnaissable entre tous » et s’offrit « à n’importe quel test » ; la défense alla jusqu’à invoquer le fait qu’il était gaucher, marque qu’aucun imitateur ne reproduirait.[82](#user-content-fn-oglobo-1969-teste)[84](#user-content-fn-estadao-1969-defende)[15](#user-content-fn-jb-1969-industrializada)

![Encadré de une intitulé « O teste dos peixes » : une adolescente assise devant un chevalet peint un grand poisson sombre, des rangées de pots de peinture à côté d'elle.](https://img.chicodasilva.org/press/o-globo-1969-06-18-p01-640.jpg)

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*« O teste dos peixes » (l'épreuve des poissons), à la une : Maria Augusta, quinze ans, peint dragons, poissons et oiseaux devant un chevalet dans une rédaction de Fortaleza, relevant le défi du peintre qu'elle accusait.O Globo, Rio de Janeiro, 18 juin 1969, p. 1. Archives O Globo.*

Chabloz, l’homme qui l’avait découvert, déclara en ce mois de juin que l’œuvre était devenue « industrie de tableaux », « de très belles cochonneries faites pour ravir les riches », et surnomma l’atelier « Fábrica de Quadros Chico da Silva Limitada ».[85](#user-content-fn-opovo-1969-chabloz)[6](#user-content-fn-movimento-1977) En août, dans un article signé du *Jornal do Brasil*, il écrivit que Maria Augusta « n’avait fait que colorier des compositions gribouillées par monsieur Silva », et que l’artiste-poète d’autrefois avait cédé la place à l’acteur et au commerçant.[19](#user-content-fn-chabloz-jb-1969) Un mois après le scandale, le critique José Roberto Teixeira Leite rapprochait l’atelier de Pirambu de ceux de Rubens et du Caravage, et posait la question que le marché poserait pendant des décennies : combien valent maintenant les dragons signés Chico da Silva ?[86](#user-content-fn-teixeira-leite-1969)

[![Poisson fantastique, Maria Augusta, 1973](https://img.chicodasilva.org/jcc-084/maria-augusta-fantastic-fish-1973-gouache-on-canvas-40x60cm-joao-cunha-collection-jcc-084-chicodasilva.org-640.jpg)](https://chicodasilva.org/fr/peintures/poisson-fantastique-1973-084/)

*[Poisson fantastique (1973)](https://chicodasilva.org/fr/peintures/poisson-fantastique-1973-084/), Maria Augusta*

À partir du début des années 1970, la production parallèle cessa d’avoir le moindre rapport avec l’atelier. Un guide touristique du *Jornal do Brasil* avertissait en 1972 que la plus grande partie de ce qui se vendait aux portes des hôtels de Fortaleza était fausse ; en 1974, le Conseil d’État de la culture demanda à la police fédérale d’identifier les faussaires, et Walmir Ayala baptisa le phénomène « fièvre Chico da Silva ».[87](#user-content-fn-jb-1972-turismo)[88](#user-content-fn-jb-1974-conselho)[89](#user-content-fn-ayala-febre) En mars 1977, une chronique du *Correio do Ceará* calculait que Fortaleza négociait deux à trois mille travaux à son nom par mois, et enregistrait la saisie de quelque trois mille tableaux apocryphes dans les box du marché de l’ancienne prison publique.[57](#user-content-fn-cc-1977-exanor) Le prix dépendait entièrement du lieu d’achat : cette année-là, un « authentique » de rue partait à trente ou cinquante cruzeiros, et un authentique de marchand, à vingt-cinq ou trente mille.[90](#user-content-fn-estadao-1977-fundacao) Les saisies ne réglèrent jamais rien : trois cents tableaux faux dans une descente citée en 1976, plus de six cents entre 1982 et 1983.[8](#user-content-fn-morel-1976)[91](#user-content-fn-oglobo-1984-checkup)

Contre les copies, le peintre et ses intermédiaires montèrent un arsenal de marques : la signature au trait du F soulignant le nom, l’empreinte du pouce, les traits de crayon laissés exprès sous la peinture, des séances de peinture en direct devant les acheteurs et, à partir de 1976, l’enregistrement notarial, avec signature légalisée au Cartório Martins et attestation collée ou manuscrite au dos des toiles.[92](#user-content-fn-cc-1979-acusar)[93](#user-content-fn-cb-1979-cartorio)[91](#user-content-fn-oglobo-1984-checkup) Aucune marque ne régla la question, et la sociologue Gerciane Oliveira observe que tous ces indices furent forgés dans le même circuit qui produisait les œuvres.[94](#user-content-fn-oliveira-indices) En 1978, un reportage de la revue *Arte Hoje* ajouta le détail le plus étrange de l’arsenal : un « S à l’envers » tatoué sur le pouce droit, avec lequel il estampillait « ses œuvres et celles des autres » ; un portrait de l’année suivante parla d’un « F » sur le doigt, et la divergence ne se ferma jamais.[95](#user-content-fn-arte-hoje-1978)[96](#user-content-fn-atribuna-1979)

![Page de journal en noir et blanc : titre « No coração do povo e na mão dos falsificadores », un grand portrait du peintre à lunettes, une photographie plus petite de lui près d'une toile et des colonnes de texte.](https://img.chicodasilva.org/press/a-tribuna-santos-1979-10-28-p21-640.jpg)

[Lire la page entière](https://img.chicodasilva.org/press/a-tribuna-santos-1979-10-28-p21-3200.jpg)

*« No coração do povo e na mão dos falsificadores » (Dans le cœur du peuple et aux mains des faussaires) : le portrait de 1979 parcourt la lutte contre les copies, de la lettre F appliquée au pouce par chirurgie et de l'enregistrement des toiles chez le notaire au rêve déclaré de brûler sur la place publique tous les faux saisis sur ordre de justice.A Tribuna, Santos, 28 octobre 1979, p. 21. Texte de José Carlos Silvares. [Hemeroteca Digital, Bibliothèque nationale du Brésil](https://memoria.bn.gov.br/docreader/docreader.aspx?bib=153931&pagfis=117703).*

En 1979, il revint dans les journaux en accusant des faussaires, nomma des familles qui produisaient cent cinquante copies par semaine, reçut des pierres sur son toit la nuit et se mit à nier en public que l’École existât : n’étaient de lui que les tableaux vendus à l’atelier, à l’aéroport et dans une galerie de Brasília.[92](#user-content-fn-cc-1979-acusar) La négation atteignit sa propre famille : dans la même saison d’entretiens, il désigna parmi les faussaires sa fille Chica.[92](#user-content-fn-cc-1979-acusar)[96](#user-content-fn-atribuna-1979) La justice alla jusqu’à nommer des experts, parmi eux Roberto Galvão, qui ferait de l’atelier le sujet du livre qu’il publia en 1986.[97](#user-content-fn-galvao-peritos) [La fabrique de tableaux](https://chicodasilva.org/fr/articles/fabrique-de-tableaux/) raconte toute cette histoire.

## L’homme

![Un homme torse nu, riant, le bras levé tenant une paire de lunettes de soleil ; contre sa poitrine dort un petit enfant. Photographie en noir et blanc, à l'intérieur, avec une fenêtre et un vase de fleurs.](https://img.chicodasilva.org/photos/chico-da-silva-portrait-with-child-fortaleza-640.jpg)

[Agrandir la photographie](https://img.chicodasilva.org/photos/chico-da-silva-portrait-with-child-fortaleza-640.jpg)

*Le peintre chez lui, un petit enfant endormi contre sa poitrine. La photo n'est pas datée.Photographe non identifié.*

La compagne que la documentation nomme est Maria Dalva da Silva, qu’il disait avoir connue à Salvador, fille d’une Bahianaise qui vendait de l’acarajé au Pelourinho.[4](#user-content-fn-kawall-1972)[98](#user-content-fn-galvao-declaracoes) La presse la traitait en épouse, mais il niait s’être marié, et il n’existe pas d’acte civil de l’union.[99](#user-content-fn-galvao-dalva) Dalva mourut au milieu des années 1970, d’une cause que la presse de l’époque enregistra de façon vague et divergente, et il désignait sa mort comme le début de sa ruine.[100](#user-content-fn-opovo-1976-miseria)[101](#user-content-fn-dp-1974-situacao) Le nombre d’enfants qu’il déclarait variait selon l’entretien, d’une douzaine à treize, mais deux seulement apparaissent dans toute la documentation : Chica, qui peignit à l’atelier puis signa de son propre nom, et Carlos Roberto, que la presse de 1976 montra admettant peindre les tableaux que son père authentifiait.[102](#user-content-fn-galvao-filhos)[100](#user-content-fn-opovo-1976-miseria)

Les portraits d’époque le décrivent petit et trapu, le visage large et les yeux bridés, vêtu de lin blanc, causeur et repentista.[11](#user-content-fn-estadao-1970) Il fit arracher des dents saines pour exhiber un dentier en or, « toujours amovible… et engageable, pour le secourir dans les moments difficiles », comme l’écrivit Estrigas ; il disait l’avoir acheté en Uruguay, et le soir il le laissait à la maison, par peur des vols.[103](#user-content-fn-estrigas-dentes)[4](#user-content-fn-kawall-1972) En 1979, un portrait dans le quotidien de Santos *A Tribuna* enregistrait que « même le dentier en or n’y a pas échappé ».[96](#user-content-fn-atribuna-1979) Il reçut une voiture d’un groupe commercial en 1975, l’année où l’université lui organisait une personnelle, et dut des années plus tard vendre le téléphone pour payer les traites.[104](#user-content-fn-galvao-fusca)[105](#user-content-fn-galvao-telefone) Sur la religion, il répondait à sa manière : « Je ne suis ni catholique ni apostolique, ni évangélique \[…\] Et l’âme est pour l’oiseau » ; il reçut pourtant, à l’hospitalisation de mai 1976, l’onction des malades.[4](#user-content-fn-kawall-1972)[106](#user-content-fn-galvao-uncao)

![Page de journal en noir et blanc : titre « No Ceará, a glória e a dor do primitivo Chico da Silva », une grande photographie de deux hommes se saluant en plein air, une plus petite d'une rencontre officielle et quatre colonnes de texte.](https://img.chicodasilva.org/press/a-tribuna-santos-1972-10-22-p04-640.jpg)

[Lire la page entière](https://img.chicodasilva.org/press/a-tribuna-santos-1972-10-22-p04-3200.jpg)

*Portrait dominical pleine page : « No Ceará, a glória e a dor do primitivo Chico da Silva » (Au Ceará, la gloire et la douleur du primitif Chico da Silva). La légende de la grande photographie dit : « Em 72, na Praia do Pirambu, Chico recebe o jornalista com seus óculos de turista, dentes de ouro e roupa de linho tropical » (en 72, sur la plage du Pirambu, Chico reçoit le journaliste avec ses lunettes de touriste, ses dents en or et son costume de lin tropical) ; la petite montre la rencontre de 1970 avec Roberto Sodré, gouverneur de São Paulo, qui lui acheta des tableaux.A Tribuna, Santos, 22 octobre 1972, p. 4. Texte de Luiz Ernesto \[Machado Kawall\]. [Hemeroteca Digital, Bibliothèque nationale du Brésil](https://memoria.bn.gov.br/docreader/docreader.aspx?bib=153931&pagfis=32175).*

## Dernières années

À la fin de 1974, les pouvoirs publics lui remirent maison et atelier sur l’avenue Leste-Oeste, construits par l’entreprise municipale d’urbanisation sous le gouverneur César Cals et le maire Vicente Fialho, et présentés sans cérémonie comme une garantie de provenance : qui achetait là achetait de l’authentique.[107](#user-content-fn-jb-1974-casa)[108](#user-content-fn-cc-1974-casa) Dans la même période, Dalva mourut ; la première hospitalisation viendrait peu après, en 1976.[100](#user-content-fn-opovo-1976-miseria)[109](#user-content-fn-galvao-cirrose)

![Un homme de dos, torse nu, les cheveux attachés, peint une toile sur un chevalet de bois en plein air ; du tableau il n'existe que deux feuilles sombres et un œil rond. Photographie en noir et blanc, maisons basses à l'arrière-plan.](https://img.chicodasilva.org/photos/chico-da-silva-painting-outdoors-1975-640.jpg)

[Agrandir la photographie](https://img.chicodasilva.org/photos/chico-da-silva-painting-outdoors-1975-2048.jpg)

*1975\. De la toile il n'existe que deux feuilles sombres et un œil rond, le début d'une bête.Photographe non identifié.*

La santé céda pour de bon en mai 1976, quand il fut conduit en urgence à l’infirmerie de l’École des apprentis marins, avec une cirrhose aggravée par une tuberculose chronique, et *O Povo* titra « Chico da Silva está na miséria », Chico da Silva est dans la misère ; en juin, il passa par les soins intensifs de l’hôpital de l’université, inconscient.[100](#user-content-fn-opovo-1976-miseria)[110](#user-content-fn-estadao-1976-inconsciente) Rétabli en août, il rechuta en septembre, entra en délire et fut transféré dans une maison de santé sous un diagnostic de psychose alcoolique, où il passa près d’un an à peindre comme thérapie occupationnelle.[111](#user-content-fn-estadao-1976-recuperado)[112](#user-content-fn-galvao-internacoes) Lui-même attribuait sa ruine à la boisson, et la presse fut impitoyable sur la même clé : depuis qu’il « s’était noyé dans la bouteille », écrivit l’*Estadão*, Chico da Silva avait cessé de peindre.[113](#user-content-fn-estadao-1976-morre) Ce fut aussi l’année où la ville lui rendit affection et exigence : le carnaval de rue ouvrit avec un char en son hommage, le reporter Edmar Morel signa la dénonciation « A Máfia destruiu Chico da Silva » (la mafia a détruit Chico da Silva), et artistes et intellectuels lancèrent le mouvement pour une fondation qui protège son nom, avec des plans pour cataloguer les œuvres authentiques par numéro.[114](#user-content-fn-cc-1976-carnaval)[8](#user-content-fn-morel-1976)[115](#user-content-fn-opovo-1976-fundacao)[90](#user-content-fn-estadao-1977-fundacao)

![Page de journal : une bande de cinq portraits d'un homme maigre qui parle en gesticulant, un grand titre et des photographies de sa compagne, de son fils tenant un portrait peint et d'un médecin de la Marine.](https://img.chicodasilva.org/press/o-povo-1976-05-13-p06-640.jpg)

[Lire la page entière](https://img.chicodasilva.org/press/o-povo-1976-05-13-p06-2048.jpg)

*« Chico da Silva está na miséria » (Chico da Silva est dans la misère) : hospitalisé pour une cirrhose à l'infirmerie de l'école des apprentis marins, le peintre parle au fil d'une bande de portraits d'Alcebíades Silva ; son fils Carlos Roberto tient ce que la page présente comme sa dernière peinture.O Povo, Fortaleza, 13 mai 1976, p. 6. Archives O Povo.*

Dans la dernière décennie, ceux qui parlaient pour lui étaient le couple Francisca Margarida da Silva et Agostinho Ramires, qui se disaient neveu et nièce du peintre et le sortirent de la clinique en août 1977.[116](#user-content-fn-opovo-1977-saude)[95](#user-content-fn-arte-hoje-1978)[112](#user-content-fn-galvao-internacoes) De retour dans la rue, il annonça qu’il ne reviendrait pas à Pirambu, nomma les imprésarios dont il se disait libre et résuma : « j’en ai assez des imprésarios. Que tout aille au diable ».[116](#user-content-fn-opovo-1977-saude) En 1978, la maison de la Leste-Oeste, rénovée par la mairie, le reçut de nouveau, avec douze tableaux en préparation pour la Ire Biennale latino-américaine de São Paulo ; sur la façade, il fit écrire « Vou terminar minha vida pintando », je finirai ma vie en peignant.[117](#user-content-fn-opovo-1978-atelier) De la même année date la médaille Anchieta, du conseil municipal de São Paulo.[118](#user-content-fn-galvao-anchieta)

Des thromboses en 1979 et en février 1981 paralysèrent son côté droit et le laissèrent alité des mois ; gaucher, il continua de peindre.[119](#user-content-fn-galvao-tromboses) À partir de 1981, il vendit dans un box de l’aéroport Pinto Martins, obtenu par l’entremise de Luíza Távora, alors première dame de l’État, environ trois tableaux par semaine, pour payer, disait-il, son propre enterrement.[120](#user-content-fn-galvao-aeroporto)[91](#user-content-fn-oglobo-1984-checkup) En juin 1983, le Ceará lui accorda par une loi une pension à vie de deux salaires minimums ; la même année, un reporter qui lui rendit visite le trouva à moitié paralysé, incapable de vendre un tableau plus de cinquante mille cruzeiros, et l’entendit dire que les amis, « on ne les garde que tant qu’on a la santé, et l’argent ».[121](#user-content-fn-galvao-pensao)[122](#user-content-fn-opovo-1983-doente)

![Profil serré d'un homme âgé aux cheveux blancs, la bouche entrouverte comme s'il parlait, des plis profonds au coin de l'œil. Derrière lui, flous, un jeune homme la main près du visage et deux autres silhouettes. Reproduction en sépia à trame de similigravure visible.](https://img.chicodasilva.org/photos/chico-da-silva-profile-portrait-640.jpg)

[Agrandir la photographie](https://img.chicodasilva.org/photos/chico-da-silva-profile-portrait-3200.jpg)

*Le visage de la fin, en profil serré : les plis profonds au coin de l'œil, les cheveux devenus blancs. Derrière lui, flous, les gens venus avec l'occasion.Photographe non identifié.*

Les hommages arrivèrent tous à la fin. En 1975, Pedro Jorge de Castro tourna à Pirambu le court métrage *Chico da Silva*, avec une photographie de Walter Carvalho et une musique du Quinteto Armorial, primé comme meilleur film d’arts plastiques à la I Mostra Nacional do Filme Documentário, à Curitiba, en octobre 1976, et sélectionné en 1978 pour le festival de films sur l’art d’Asolo, en Italie.[123](#user-content-fn-doc-pedrojorge) Le 28 mars 1984, il reçut du gouverneur Gonzaga Mota, dans la maison où il vivait, la médaille de l’Abolition, la plus haute distinction du Ceará ; la presse des deux jours enregistra la cérémonie et le peintre affaibli remerciant ceux qui le reconnaissaient encore « comme artiste ».[124](#user-content-fn-opovo-1984-medalha)[125](#user-content-fn-estadao-1984-medalha) L’Acre lui donna l’ordre Estrela do Acre, et Chabloz mourut à Fortaleza en juin de cette année-là.[126](#user-content-fn-galvao-1984)

## Mort

Chico mourut à 3 h 20 le 6 décembre 1985, à la Policlínica de Fortaleza, d’un accident vasculaire cérébral survenu sur un emphysème pulmonaire chronique, quatre jours après son admission.[10](#user-content-fn-opovo-obit-2cad) Le corps fut veillé à la Casa de Cultura Raimundo Cela et enterré l’après-midi du même jour, à 17 h 50, au cimetière Parque da Paz, où Chabloz avait été enterré un an et demi plus tôt.[127](#user-content-fn-opovo-1985-capa)[128](#user-content-fn-machado-morte) L’enterrement fut payé par l’État, peu de gens allèrent au cimetière, et il y avait quatre couronnes de fleurs sur le cercueil.[127](#user-content-fn-opovo-1985-capa) Il mourut sans patrimoine : il restait la maison donnée par le gouvernement et la médaille.[129](#user-content-fn-estadao-1985-morte) Dans la nécrologie d’*O Povo*, parmi les phrases réunies par Roberto Galvão, il avait laissé lui-même l’épitaphe : « Tant que je suis vivant, j’ai de la valeur, et si je meurs j’aurai valeur double ».[10](#user-content-fn-opovo-obit-2cad)

![Bloc de une : un titre sur la mort du peintre et ses obsèques clairsemées, à côté d'une photographie le montrant assis dehors dans une chilienne, pinceau à la main, observé par des passants.](https://img.chicodasilva.org/press/o-povo-1985-12-07-p01-640.jpg)

[Lire la page entière](https://img.chicodasilva.org/press/o-povo-1985-12-07-p01-3200.jpg)

*Le lendemain matin : « Ceará perde Chico da Silva e poucos vão ao cemitério » (le Ceará perd Chico da Silva et peu de gens vont au cimetière). La photographie, des années de gloire, le montre peignant dans une chilienne ; la déploration du gouverneur partage la une avec les autres nouvelles du jour.O Povo, Fortaleza, 7 décembre 1985, p. 1. Archives O Povo.*

## Redécouverte

Le marché s’était effondré de son vivant. En octobre 1980, le *Jornal do Brasil* interrogea neuf galeries de Rio et trouva des cotes de mille à cinq mille cruzeiros et un doute généralisé sur l’attribution ; dans le même reportage, Chabloz décrétait la « mort artistique » du peintre : « il est devenu une vedette, il a perdu son originalité, c’est un peintre douteux ».[130](#user-content-fn-jb-1980-suico) L’annuaire des enchères de 1983 mesura la distance en cruzeiros : un Chico da Silva adjugé vingt mille, contre un million cent mille pour un Antônio Bandeira et un million six cent mille pour un Aldemir Martins.[131](#user-content-fn-lousada-1983) Un mois après sa mort, un marchand de Brasília déclarait au *Diário do Nordeste* que « Chico da Silva n’a pas de cote », dans la nécrologie de marché qu’Estrigas transcrivit et contesta.[132](#user-content-fn-dn-1986-cotacao) Trois ans plus tard, pourtant, Chico apparaissait dans *Manchete* en précurseur : « la peinture de rue, au Brésil, a commencé à Fortaleza ».[133](#user-content-fn-manchete-1988)

C’est le Ceará qui le maintint en circulation les deux décennies suivantes. En 1989, l’Espaço Cultural do Palácio da Abolição monta la rétrospective « Do Delírio ao Dilúvio », avec un catalogue de Roberto Galvão ; en 2001, l’État acquit les gouaches subsistantes de la collection que Chabloz avait emportée en Europe, seize du peintre et une de Chica, et les montra dans « Chico da Silva vê Chabloz vê Chico da Silva ».[134](#user-content-fn-delirio-catalogo)[22](#user-content-fn-catalogo-2001) Pour la famille, l’intervalle changea peu de chose : en 1999, quand un petit-fils, Gerardo da Silva, exposa sa propre peinture à Fortaleza, le *Diário do Nordeste* nota qu’ils demandaient encore au gouvernement la maison du peintre, pour en faire un musée.[135](#user-content-fn-dn-1999)

![Page de journal moderne : un titre sur la redécouverte du peintre, une photographie en noir et blanc où il tient une peinture de poisson et une reproduction en couleurs d'un arbre plein d'oiseaux.](https://img.chicodasilva.org/press/o-estado-de-s-paulo-2023-11-21-pc3-640.jpg)

[Lire la page entière](https://img.chicodasilva.org/press/o-estado-de-s-paulo-2023-11-21-pc3-1280.jpg)

*« Artista indígena, Chico da Silva é redescoberto e ganha mostra em Nova York » (artiste indigène, Chico da Silva est redécouvert et obtient une exposition à New York) : le reportage du New York Times repris à São Paulo, avec le peintre photographié en 1972 et les rétrospectives de la Pinacothèque de São Paulo et de celle du Ceará.O Estado de S. Paulo, 21 novembre 2023, p. C3. [Archives Estadão](https://acervo.estadao.com.br/pagina/#!/20231121-47516-nac-35-cd2-c3-not).*

La [redécouverte](https://chicodasilva.org/fr/articles/heritage-et-redecouverte/) prit de l’ampleur dans les années 2020. En 2020, la mairie de Fortaleza décréta l’« Année Chico da Silva », et le Salão de Abril de cette année-là lui rendit hommage ; la même année, El Museo del Barrio, à New York, l’inclut dans « Popular Painters & Other Visionaries », première exposition virtuelle de la maison, dont la présentation récuse les étiquettes d’art naïf et primitif comme péjoratives et réductrices.[136](#user-content-fn-muluc-ano-chico)[137](#user-content-fn-elmuseo) En 2023, la rétrospective « Chico da Silva e o ateliê do Pirambu » montra 124 œuvres à 88 881 visiteurs à la Pinacoteca de São Paulo et poursuivit à la Pinacoteca do Ceará, rebaptisée « Chico da Silva e a Escola do Pirambu », avec 148 œuvres ; la David Kordansky Gallery lui donna sa première personnelle à New York, et l’article du *New York Times* sur la redécouverte, signé par Hilarie M. Sheets et repris au Brésil par l’*Estadão*, le décrivit comme l’un des premiers artistes brésiliens d’ascendance indigène à atteindre une renommée internationale, influence déclarée de noms comme Denilson Baniwa et Jaider Esbell.[138](#user-content-fn-pinacotecas)[139](#user-content-fn-nyt-2023)[140](#user-content-fn-estadao-2023) Vinrent la personnelle de la galerie BANK à Shanghai (2024, présentée comme sa première en Asie), le dialogue avec les toiles d’Alvaro Barrington à la Mendes Wood DM de São Paulo (2024-2025) et la personnelle « Amazônico » à la David Kordansky de Los Angeles (2025).[141](#user-content-fn-bank-xangai)[142](#user-content-fn-cv-kordansky) En 2026, la Nottingham Contemporary ouvrit « And the soul is for the birds », du 6 juin au 13 septembre, sa première personnelle institutionnelle en Europe ; le titre fait écho à une parole du peintre notée en 1972 : « E a alma é para passarinho », et l’âme est pour l’oiseau.[143](#user-content-fn-nottingham)[4](#user-content-fn-kawall-1972)

Les enchères suivirent. En novembre 2023, Sotheby’s vendit à New York *Serpente da serra luminosa*, gouache d’environ 1966 qui avait été accrochée à la Biennale de Venise elle-même, pour 330 200 dollars sur une estimation de 60 000 à 80 000 : le record de l’artiste aux enchères.[144](#user-content-fn-sothebys) Phillips a déjà porté neuf lots en vente entre New York et Londres, le plus haut vendu 76 200 dollars ; Christie’s vendit des œuvres sans titre à Londres et à New York ; et Bonhams mit une toile des années 1970 aux enchères à Paris.[145](#user-content-fn-phillips)[146](#user-content-fn-christies)[147](#user-content-fn-bonhams)

## Comment il peignait

![Page de revue en couleurs : un homme au chapeau bleu, accroupi pieds nus près d'un chevalet de bois contre un mur blanchi à la chaux, ses pinceaux et ses pots de peinture au sol ; sur le chevalet, un tableau représentant un grand poisson à la gueule dentée ouverte avalant de petits poissons.](https://img.chicodasilva.org/press/o-cruzeiro-1963-09-28-opening-640.jpg)

[Lire la page entière](https://img.chicodasilva.org/press/o-cruzeiro-1963-09-28-opening-3200.jpg)

*Photographie pleine page ouvrant le reportage, de Jean Solari. La légende imprimée dit : « 'PEIXE-ESTRÊLA Comendo Sardinha' é o título do quadro que Francisco Domingos da Silva termina, aqui, diante do seu casebre na famosa Praia de Iracema, em Fortaleza » (Poisson-Étoile Mangeant une Sardine est le titre du tableau que Francisco Domingos da Silva achève, ici, devant sa masure sur la fameuse Praia de Iracema, à Fortaleza).O Cruzeiro, Rio de Janeiro, 28 septembre 1963. Photo de Jean Solari, texte d'Eduardo Campos. [Hemeroteca Digital, Bibliothèque nationale du Brésil](https://memoria.bn.gov.br/docreader/docreader.aspx?bib=003581&pagfis=151399).*

Chico était gaucher et peignait vite : « on dirait que j’ai une machine à coudre dans le bras », dit-il à Kawall en 1972.[4](#user-content-fn-kawall-1972) Il ne faisait pas d’étude préalable de composition, et traçait le contour de la première figure sans s’inquiéter qu’elle dépasse le bord du papier.[148](#user-content-fn-galvao-tecnica) Le carton restait fixé au mur avec des clous de cordonnier, et il y avait toujours des dessins de réserve en attente de couleur. La couleur entrait en aplat, sans dégradé, et par-dessus venait le pointillé, que l’atelier appelait pigmentation, fait au pinceau chargé de deux ou trois peintures à la fois. La finition était à lui, avec la couche de vernis appliquée à la pompe à insecticide, qui donnait à la gouache un éclat d’huile.[148](#user-content-fn-galvao-tecnica)[149](#user-content-fn-video-maria-augusta) « L’art est toujours dans ma pensée ; ensuite je reste immobile, j’imagine les poissons et les oiseaux en mouvement et je commence à formuler les couleurs », expliqua-t-il en 1966.[14](#user-content-fn-cb-onirica-1974)

[![Combat de coqs, Chico da Silva, 1983](https://img.chicodasilva.org/jcc-030/chico-da-silva-cockfight-1983-acrylic-on-canvas-50x70cm-joao-cunha-collection-jcc-030-chicodasilva.org-640.jpg)](https://chicodasilva.org/fr/peintures/combat-de-coqs-1983-030/)

*[Combat de coqs (1983)](https://chicodasilva.org/fr/peintures/combat-de-coqs-1983-030/), Chico da Silva*

Le support changea trois fois en quarante ans : du mur au papier bristol et au carton, de là au papier duplex de couleur, qui dispensait de peindre le fond, et enfin à la toile.[150](#user-content-fn-oliveira-suportes) Les fiches de catalogue documentent la séquence des matériaux : la gouache et la détrempe sur carton dominent jusqu’aux années 1960, l’acrylique apparaît à la fin des années 1960 et l’huile en 1973.[151](#user-content-fn-gerciane-fichas) Hors du circuit de galerie, il peignit aussi sur papier kraft, tissu, contreplaqué et Eucatex et, dans le souvenir de Claudionor, « jusque sur des jarres et des pots, des assiettes et des terrines en terre cuite ».[152](#user-content-fn-muluc-suportes)[153](#user-content-fn-tate)[154](#user-content-fn-pompidou) La liste des œuvres du catalogue de 2005 montre le petit et le moyen format comme règle, et le grand panneau comme exception.[155](#user-content-fn-tres-dimensoes-formatos) Chabloz avait refusé de lui enseigner la peinture à l’huile, qu’il jugeait trop lourde pour ce travail, lui refusait des leçons de dessin et l’avait dissuadé de peindre la figure humaine ; il pensait que l’aboutissement logique de cette œuvre aurait été la fresque.[156](#user-content-fn-gerciane-chabloz-regras)

Il signait « F. D. Silva » et tamponnait à côté l’empreinte du pouce, mouillée dans la peinture même du tableau ; le répertoire de marques grandit avec les faussaires, du pouce à la signature légalisée et au « F » particularisé, dans une chronologie que son fils Roberto détailla à la presse deux jours après la mort du père.[58](#user-content-fn-dn-1985-galeria) Les lettres sortent irrégulières dans les exemplaires qui restent : sur une toile de 1983 de la [Collection João Cunha](https://chicodasilva.org/fr/a-propos/), le nom est inscrit au centre en bas, le D et le S inversés.

## Le bestiaire

Le répertoire se fixa tôt et changea peu en quarante ans. Ce que Chabloz vit sur les murs en 1943 était déjà presque tout : « des oiseaux élégants, des poissons monstrueux et des navires fantastiques », dans la description que Silberstein recueillit de la version courante de la découverte.[20](#user-content-fn-silberstein-descoberta) Trente ans plus tard, le peintre énumérait la même distribution, avec peu de nouveauté : « Des dragons, des poissons, des oiseaux, des coqs, les monstrueux serpents, les papillons et quelques jacanas d’étang », dit-il en 1973.[157](#user-content-fn-galvao-bestiario) Les couleurs sont crues et en aplat, sans dégradé et sans suggestion de profondeur, et la surface ne laisse pas de vide.[148](#user-content-fn-galvao-tecnica)

[![Dragons, Chico da Silva, 1971](https://img.chicodasilva.org/jcc-016/chico-da-silva-dragons-1971-acrylic-on-canvas-64x80cm-joao-cunha-collection-jcc-016-chicodasilva.org-640.jpg)](https://chicodasilva.org/fr/peintures/dragons-1971-016/)

*[Dragons (1971)](https://chicodasilva.org/fr/peintures/dragons-1971-016/), Chico da Silva*

[![Combat de coqs, Chico da Silva, 1969](https://img.chicodasilva.org/jcc-031/chico-da-silva-cockfight-1969-gouache-on-paper-hardboard-53x67cm-joao-cunha-collection-jcc-031-chicodasilva.org-640.jpg)](https://chicodasilva.org/fr/peintures/combat-de-coqs-1969-031/)

*[Combat de coqs (1969)](https://chicodasilva.org/fr/peintures/combat-de-coqs-1969-031/), Chico da Silva*

La lecture de l’œuvre comme mémoire de l’enfance amazonienne l’accompagna dès la première critique, et le peintre la refusait : « Ces mondes que je peins ne sont pas des souvenirs de quand j’étais enfant \[…\] cela s’appelle imagination, sciences occultes, astronomie ».[158](#user-content-fn-gerciane-fabula) Sur l’origine des monstres, trois explications de lui cohabitent dans le registre : les rêves (« je cherche à reproduire avec les pinceaux les rêves que je fais quand je dors », 1966), le cinéma (« Je crois que ça doit exister, oui. Parce que j’en ai vu dans beaucoup de films de cinéma », 1976) et la boisson (« Ce sont des hallucinations qui arrivent avec la cachaça », la même année).[3](#user-content-fn-correio-manha-1966)[159](#user-content-fn-galvao-explicacoes) Pour Gerciane Oliveira, la simplification du répertoire à partir des années 1960 a une cause matérielle et économique : les motifs furent épurés en modèles standardisés précisément pour pouvoir être exécutés par beaucoup de mains.[160](#user-content-fn-oliveira-simplificacao)

Deux motifs entrèrent plus tard, sur commande d’acheteur. Le combat de coqs vint des coqs d’Aldemir Martins, adapté par Ivan de Assis à partir de la couverture d’un cahier d’écolier, avec le dessin de base revendiqué aussi par Claudionor ; les dragons sortirent du caïman imprimé sur le bidon du Querosene Jacaré, dans une appropriation que les sources créditent à Claudionor.[64](#user-content-fn-oliveira-motivos)[161](#user-content-fn-muluc-galos) Le fond noir, devenu marque de la production de l’atelier, fut adopté « en raison du succès des ventes », enregistre le catalogue de 2024.[162](#user-content-fn-muluc-fundo-preto)

## Ce que la critique a vu

La réception internationale sortit de Chabloz, qui la démentit ensuite. Dans l’essai des *Cahiers d’Art*, en 1952, il soutint que le peintre avait parcouru seul, en quelques années, le cycle entier de la peinture occidentale ; pour les dessins de mur qu’il avait vus en 1943, il garda la description d’un « style d’une grande originalité, d’un pouvoir d’évocation poétique et nettement archaïque », et il résuma l’auteur en une phrase : « Sympathiquement nomade, glorieusement primitif, divinement analphabète, l’Indien Francisco Silva était surtout un merveilleux artiste ».[32](#user-content-fn-cahiers-1952)[6](#user-content-fn-movimento-1977)[163](#user-content-fn-chabloz-indio-reinventa) En 1969, il rompit publiquement, et en 1980 il déclara que l’ancien découvert était devenu une vedette et un « peintre douteux ».[85](#user-content-fn-opovo-1969-chabloz)[130](#user-content-fn-jb-1980-suico) À contre-courant du primitivisme, Valladares affirmait en 1966 que Chico n’avait rien de primaire et était un professionnel de près de trente ans de métier.[50](#user-content-fn-oglobo-1966-petite)

[![Animaux fantastiques, Chico da Silva, 1978](https://img.chicodasilva.org/jcc-028/chico-da-silva-fantastic-animals-1978-acrylic-on-canvas-42x60cm-joao-cunha-collection-jcc-028-chicodasilva.org-640.jpg)](https://chicodasilva.org/fr/peintures/animaux-fantastiques-1978-028/)

*[Animaux fantastiques (1978)](https://chicodasilva.org/fr/peintures/animaux-fantastiques-1978-028/), Chico da Silva*

De la rupture sortit une règle pour le marché : Chabloz soutint que seules les gouaches des deux séjours des années 1940 résistaient à toute imitation, et Lélia Coelho Frota, en 1977, écrivit que « la première phase de l’œuvre de Chico da Silva » était celle qui s’ajustait « avec la plus grande adéquation » à la liste des primitifs authentiques, en traitant le cas tardif comme l’exemple « le plus paroxystique » de dénaturation d’un primitif par le marché.[19](#user-content-fn-chabloz-jb-1969)[164](#user-content-fn-frota-1977) La comparaison avec les grands ateliers de l’histoire apparut dans le feu de l’affaire Maria Augusta, par José Roberto Teixeira Leite ; Walmir Ayala, en 1976, proposa la division en trois temps, l’œuvre authentique, l’école qui peignait sous l’assistance du maître et ceux qui peignaient à son insu, et argumenta que, avec des disciples peignant « aussi bien ou mieux que lui », il n’importait plus de vérifier l’authenticité.[86](#user-content-fn-teixeira-leite-1969)[165](#user-content-fn-ayala-1976)

En 1977 parurent côte à côte, dans le même numéro de la *Revista de Ciências Sociais* de l’université du Ceará, deux études sur l’affaire. Frota proposa la catégorie de liminarité pour décrire la position du peintre entre deux mondes ; Silberstein renversa l’accusation : il lut le cas par la clé du colonialisme, expliqua l’attaque de Chabloz par la nostalgie du paradis perdu et soutint que la critique avait réduit l’œuvre à l’exotisme amazonien, en effaçant ce qu’elle avait de nordestin et d’urbain.[164](#user-content-fn-frota-1977)[166](#user-content-fn-silberstein-1977) La règle du milieu lui-même serait formulée, des décennies plus tard, par la sociologie de Gerciane Oliveira comme une grille de quatre statuts, du tableau intégralement du maître au tableau fait et signé par l’aide.[167](#user-content-fn-oliveira-estatutos)

L’étiquette changea de nouveau dans les années 2020. Les commissaires se mirent à le présenter comme un artiste indigène, et Jochen Volz, directeur général de la Pinacoteca de São Paulo, écrivit dans le catalogue de 2023 que l’œuvre avait été pendant des décennies étiquetée superficiellement naïve, régionale et décorative.[168](#user-content-fn-volz-2023) Oliveira elle-même, qui suit la reclassification, la traite comme une décision de commissariat, non de biographie : elle note que la clé indigène repousse au second plan son inscription dans le Pirambu, territoire urbain et périphérique, et les références de cinéma et de publicité qui sont dans l’œuvre.[169](#user-content-fn-oliveira-modos) Jaider Esbell, qui signalait son influence, parlait de lui comme d’un artiste métis.[170](#user-content-fn-esbell-2018) De son vivant, le peintre lui-même esquivait toute clé : « Je ne sais pas qui je suis. Je ne sais pas si je suis de la lune ou de la terre. C’est le peintre Jean Pierre Chabloz qui a dit que je suis un peintre primitiviste. Moi, je ne dis rien ».[171](#user-content-fn-coutinho-1985) Le débat est dans [Primitif, naïf, indigène](https://chicodasilva.org/fr/articles/primitif-naif-indigene/).

## Expositions choisies

### De son vivant

-   1944 : III Salão Cearense de Pintura et II Salão de Abril, Fortaleza[23](#user-content-fn-galvao-saloes)
-   1945 : collective d’artistes du Ceará, Galeria Askanasy, Rio de Janeiro[24](#user-content-fn-silberstein-askanasy)
-   1949 : Salle Beauregard, Genève[31](#user-content-fn-gerciane-europa)
-   1951 : Palácio Foz, Lisbonne[31](#user-content-fn-gerciane-europa)
-   1952 : Galerie Pour L’Art, Lausanne (personnelle)[31](#user-content-fn-gerciane-europa)
-   1955-1956 : « Le Brésil », Musée d’ethnographie de Neuchâtel[33](#user-content-fn-men-1955)
-   1961 : première personnelle, Diários Associados, Fortaleza[41](#user-content-fn-estrigas-individual)
-   1963 : Galeria Relevo, Rio de Janeiro (personnelle)[45](#user-content-fn-galvao-relevo)
-   1965 : personnelles à Salvador, São Paulo et Rio de Janeiro ; « Oito Pintores Ingênuos Brasileiros », Galerie Jacques Massol, Paris[46](#user-content-fn-galvao-1965)
-   1966 : 33e Biennale de Venise, mention honorable ; Petite Galerie, Rio de Janeiro ; « Brasil Incomum », Maison Janson, Paris ; « Primitivos Brasileiros », Madrid[48](#user-content-fn-delirio-veneza)[50](#user-content-fn-oglobo-1966-petite)[54](#user-content-fn-galvao-bienais)
-   1967 : IXe Biennale de São Paulo ; collective de primitifs, Galeria Copacabana Palace, Rio de Janeiro[54](#user-content-fn-galvao-bienais)[55](#user-content-fn-oglobo-1967-primitivos)
-   1968 : Galerie M. Bénézit, Paris (personnelle, vingt gouaches)[172](#user-content-fn-opovo-1968-benezit)
-   1970 : Galeria Portal, São Paulo (personnelle, 35 toiles)[11](#user-content-fn-estadao-1970)
-   1972 : galerie de la SUDENE, Recife (une quarantaine de tableaux)[173](#user-content-fn-dp-1972-sudene)
-   1973 : Pinacothèque de l’État d’Amazonas, Manaus (63 œuvres) ; exposition à la Chambre des députés, Brasília (décembre)[174](#user-content-fn-cb-1973-pinacoteca)[175](#user-content-fn-estrigas-camara)
-   1974 : « Escola de Chico da Silva », Annexe II de la Chambre des députés, Brasília (cinquante tableaux de l’École, du 16 au 20 septembre)[176](#user-content-fn-cb-1974-camara)
-   1978 : Ire Biennale latino-américaine de São Paulo ; salle spéciale au XXVIIIe Salão de Abril, Fortaleza ; Galeria Art Nueva, São Paulo ; EMCETUR, Fortaleza[117](#user-content-fn-opovo-1978-atelier)[177](#user-content-fn-estrigas-salao-1978)[178](#user-content-fn-estadao-1978-artnueva)[179](#user-content-fn-cc-1978-emcetur)
-   1979 : Casa do Ceará, Brasília[92](#user-content-fn-cc-1979-acusar)

### Posthumes

-   1989 : rétrospective « Do Delírio ao Dilúvio », Espaço Cultural do Palácio da Abolição, Fortaleza[134](#user-content-fn-delirio-catalogo)
-   2001 : « Chico da Silva vê Chabloz vê Chico da Silva », Centro Cultural da Abolição, Fortaleza[22](#user-content-fn-catalogo-2001)
-   2005 : « Chico da Silva em Três Dimensões », Centro Cultural Banco do Nordeste, Fortaleza[180](#user-content-fn-tres-dimensoes-catalogo)
-   2012 : « Histoires de voir », Fondation Cartier, Paris[181](#user-content-fn-cv-gomide)
-   2020 : « Popular Painters & Other Visionaries », El Museo del Barrio, New York[137](#user-content-fn-elmuseo)
-   2021-2022 : « Composições para tempos insurgentes », Museu de Arte Moderna do Rio de Janeiro[182](#user-content-fn-mam-rio)
-   2022 : Gomide&Co, São Paulo (personnelle) ; « Conexão Sagrada. Visão Global », Museu de Arte Sacra, São Paulo ; Independent Art Fair, New York[181](#user-content-fn-cv-gomide)[169](#user-content-fn-oliveira-modos)[183](#user-content-fn-independent-2022)
-   2023 : « Chico da Silva e o ateliê do Pirambu », Pinacoteca de São Paulo ; « Chico da Silva e a Escola do Pirambu », Pinacoteca do Ceará ; David Kordansky Gallery, New York (personnelle) ; « Cores que Cantam, Dragões que se Devoram », Museu da Imagem e do Som do Ceará, Fortaleza[138](#user-content-fn-pinacotecas)[140](#user-content-fn-estadao-2023)[184](#user-content-fn-cores-catalogo)
-   2024 : « Chico da Silva: Amazônian Legend », BANK, Shanghai (personnelle) ; « Escola do Pirambu: Um Legado de Chico da Silva », Centro Cultural Belchior, Fortaleza[141](#user-content-fn-bank-xangai)[59](#user-content-fn-muluc-belchior)
-   2024-2025 : « Alvaro Barrington & Chico da Silva », Mendes Wood DM, São Paulo[142](#user-content-fn-cv-kordansky)
-   2025 : « Amazônico », David Kordansky Gallery, Los Angeles (personnelle)[142](#user-content-fn-cv-kordansky)
-   2026 : « And the soul is for the birds », Nottingham Contemporary, Royaume-Uni (personnelle)[143](#user-content-fn-nottingham)

## Musées et collections publiques

Des œuvres de Chico da Silva figurent dans des collections publiques telles que :

-   Museu de Arte da Universidade Federal do Ceará (MAUC), Fortaleza, qui réunit 78 de ses œuvres, dont quarante données en 2014[185](#user-content-fn-mauc-web)
-   fonds du gouvernement de l’État du Ceará (gouaches de l’ancienne collection Chabloz), Fortaleza[22](#user-content-fn-catalogo-2001)
-   Pinacoteca do Ceará, Fortaleza[138](#user-content-fn-pinacotecas)
-   Museu de Arte de São Paulo (MASP)[181](#user-content-fn-cv-gomide)
-   Museu de Arte Moderna de São Paulo (MAM-SP)[181](#user-content-fn-cv-gomide)
-   Museu de Arte Contemporânea da Universidade de São Paulo (MAC USP)[181](#user-content-fn-cv-gomide)
-   Museu de Arte Moderna do Rio de Janeiro (MAM Rio)[181](#user-content-fn-cv-gomide)
-   Museu de Arte do Rio (MAR)[181](#user-content-fn-cv-gomide)
-   Museu de Arte de Belém (MABE)[181](#user-content-fn-cv-gomide)
-   Câmara dos Deputados, Brasília, où une toile sans titre de 1973, acrylique de 200 sur 248 centimètres, est exposée à la Lanchonete do Salão Verde[186](#user-content-fn-camara-ficha)
-   Rollins Museum of Art, Winter Park, Floride[142](#user-content-fn-cv-kordansky)
-   Musée d’Art Naïf et d’Arts Singuliers (MANAS), Laval, France[142](#user-content-fn-cv-kordansky)
-   La Coopérative-Musée Cérès Franco, Montolieu, France[142](#user-content-fn-cv-kordansky)
-   Musée d’ethnographie de Neuchâtel, Suisse[34](#user-content-fn-galvao-neuchatel)
-   Centre Pompidou, Paris, dont le cabinet d’art graphique garde *Luta de dragões* (1960) et *A luta pela vida* (c. 1964), donnés en 2023[154](#user-content-fn-pompidou)

La Tate, à Londres, conserve depuis 2022 *O Grande Pássaro* (*The Great Bird*), gouache de 1966 sur contreplaqué de 1,5 sur 2,2 mètres, en dépôt de longue durée de la Tate Americas Foundation.[153](#user-content-fn-tate)

## La Collection João Cunha

Dans la [Collection João Cunha](https://chicodasilva.org/fr/a-propos/), des œuvres de Chico da Silva et de l’École de Pirambu sont réunies et documentées, des premières gouaches sur papier aux grandes acryliques des années de Fortaleza, certaines avec une double attribution, comme « Chico da Silva por Babá ».

[![Sans titre, Chico da Silva, 1972](https://img.chicodasilva.org/jcc-033/chico-da-silva-untitled-1972-acrylic-on-canvas-60x72cm-joao-cunha-collection-jcc-033-chicodasilva.org-640.jpg)](https://chicodasilva.org/fr/peintures/sans-titre-1972-033/)

*[Sans titre (1972)](https://chicodasilva.org/fr/peintures/sans-titre-1972-033/), Chico da Silva*

Cette biographie est celle du peintre Chico da Silva. Le compositeur de samba du même nom est une autre personne.

## Bibliographie

Livres, catalogues et études cités dans les notes ; la presse d’époque est citée en entier dans chaque note.

-   *Chico da Silva em três dimensões*. Catalogue d’exposition, Centro Cultural Banco do Nordeste. Fortaleza, 2005.
-   *Chico da Silva vê Chabloz vê Chico da Silva*. Catalogue d’exposition, Centro Cultural da Abolição. Fortaleza : Secretaria da Cultura do Estado do Ceará, 2001.
-   *Cores que cantam, dragões que se devoram: o universo de Chico da Silva*. Catalogue d’exposition. Fortaleza : Edições MIS, 2024.
-   Estrigas \[Nilo de Brito Firmeza\]. *A saga do pintor Francisco Domingos da Silva*. Fortaleza : Tukano, 1988.
-   Estrigas \[Nilo de Brito Firmeza\]. *Arte Ceará: Mário Baratta: o líder da renovação*. Fortaleza : Museu do Ceará ; Secretaria da Cultura do Estado do Ceará, 2004.
-   Freitas, Thierry de, Bitú Cassundé et Flávia Muluc, dir. *Chico da Silva e o ateliê do Pirambu*. São Paulo : Pinacoteca de São Paulo, 2023.
-   *Le Brésil: arts primitifs indigène, afro-brésilien, populaire; arts modernes*. Catalogue d’exposition. Neuchâtel : Musée d’ethnographie, 1955.
-   Frota, Lélia Coelho. « Liminaridade da obra de Francisco da Silva face aos modos ‘normais’ da criação artística no Brasil ». *Revista de Ciências Sociais* 8, n° 1-2 (1977) : 205-217.
-   Galvão, Roberto. *Chico da Silva e a Escola do Pirambu*. Fortaleza : Secretaria de Cultura e Desporto do Ceará, 1986.
-   Galvão, Roberto. *Chico da Silva: do delírio ao dilúvio*. Catalogue d’exposition. Fortaleza : Costa Gráfica, 1989.
-   Louzada, Júlio. *Artes plásticas: seu mercado, seus leilões*. São Paulo : J. Louzada, 1984.
-   Machado, Gilberto Andrade. « Calidoscópio: história do ensino de artes plásticas em Fortaleza ». Thèse de doctorat, Universidade Federal do Ceará, 2008.
-   Muluc, Flávia, dir. *A Escola do Pirambu: um legado de Chico da Silva*. Fortaleza : Gráfica LCR, 2024.
-   Oliveira, Gerciane Maria da Costa. *Chico da Silva: a emergência de um talento artístico*. Fortaleza : EdUECE, 2023.
-   Oliveira, Gerciane Maria da Costa. « É ou não é um quadro Chico da Silva? ». Thèse de doctorat, Universidade Federal do Ceará, 2015.
-   Oliveira, Gerciane Maria da Costa. « Autenticidade, produção coletiva e mercado de pintura: o caso do artista naïf Chico da Silva ». *Revista de Ciências Sociais* 48, n° 1 (2017) : 69-88.
-   Oliveira, Gerciane Maria da Costa. « Entre lógicas distintas de comercialização de pintura: o mercado restrito e ampliado de quadros naïfs ‘Chico da Silva’ em Fortaleza ». *NAVA* 2, n° 2 (2017) : 440-453.
-   Oliveira, Gerciane Maria da Costa. « Quando um estilo artístico individual se torna uma maneira de pintar? O caso do artista naïf Chico da Silva ». *Crítica Cultural* 12, n° 2 (2017) : 305-313.
-   Oliveira, Gerciane Maria da Costa. « Chico da Silva, o pioneiro da arte indígena? A dinâmica de reclassificação do artista acreano em recentes exposições ». *MODOS: Revista de História da Arte* 8, n° 2 (2024) : 706-726.
-   Silberstein, David A. « Colonialismo e cultura popular: o caso de Chico da Silva ». *Revista de Ciências Sociais* 8, n° 1-2 (1977) : 219-232.

## Notes

1.  Estrigas, *A saga do pintor Francisco Domingos da Silva* (Fortaleza : Tukano, 1988) ; Gerciane Maria da Costa Oliveira, *Chico da Silva: a emergência de um talento artístico* (Fortaleza : EdUECE, 2023) ; le rio Tejo et l’actuelle commune de Marechal Thaumaturgo, chronologie de *Chico da Silva vê Chabloz vê Chico da Silva* (2001). [↩](#user-content-fnref-estrigas-nascimento)
    
2.  Eduardo Campos, « Francisco da Silva e seu Mundo Fantástico », *O Cruzeiro*, 28 septembre 1963, p. 110-111, [Hemeroteca Digital Brasileira](https://memoria.bn.gov.br/docreader/docreader.aspx?bib=003581&pagfis=151399). Le reportage donne la naissance au 16 mars 1922 et nomme les parents. [↩](#user-content-fnref-ocruzeiro-1963) [↩2](#user-content-fnref-ocruzeiro-1963-2) [↩3](#user-content-fnref-ocruzeiro-1963-3) [↩4](#user-content-fnref-ocruzeiro-1963-4)
    
3.  « Pintor diz que sua arte é explorada por dono de galeria », *Correio da Manhã*, 12 juin 1966, p. 13, [Hemeroteca Digital Brasileira](https://memoria.bn.gov.br/docreader/docreader.aspx?bib=089842_07&pagfis=72291). [↩](#user-content-fnref-correio-manha-1966) [↩2](#user-content-fnref-correio-manha-1966-2) [↩3](#user-content-fnref-correio-manha-1966-3) [↩4](#user-content-fnref-correio-manha-1966-4)
    
4.  Luiz Ernesto \[Machado Kawall\], « No Ceará, a glória e a dor do primitivo Chico da Silva », *A Tribuna* (Santos), 22 octobre 1972, p. 4, [Hemeroteca Digital Brasileira](https://memoria.bn.gov.br/docreader/docreader.aspx?bib=153931&pagfis=32175) ; texte reproduit sur le blog Arnaldo Chieus, 21 janvier 2015. [↩](#user-content-fnref-kawall-1972) [↩2](#user-content-fnref-kawall-1972-2) [↩3](#user-content-fnref-kawall-1972-3) [↩4](#user-content-fnref-kawall-1972-4) [↩5](#user-content-fnref-kawall-1972-5) [↩6](#user-content-fnref-kawall-1972-6) [↩7](#user-content-fnref-kawall-1972-7) [↩8](#user-content-fnref-kawall-1972-8)
    
5.  Estrigas, *A saga do pintor*, qui défend 1922 ou 1923 et impute le 1910 à une erreur du *Dicionário* de Roberto Pontual. [↩](#user-content-fnref-estrigas-data)
    
6.  Luiz Carlos Antero, « Um ‘índio’ entre os mercadores », *Movimento*, n° 85, 14 février 1977, p. 16, [Hemeroteca Digital Brasileira](https://hemeroteca-pdf.bn.gov.br/318744/per318744_1977_00085.pdf). [↩](#user-content-fnref-movimento-1977) [↩2](#user-content-fnref-movimento-1977-2) [↩3](#user-content-fnref-movimento-1977-3) [↩4](#user-content-fnref-movimento-1977-4) [↩5](#user-content-fnref-movimento-1977-5) [↩6](#user-content-fnref-movimento-1977-6)
    
7.  Oliveira, *A emergência de um talento artístico*, sur le père homonyme d’origine kampa, la mère Minervina Félix de Lima et la mort du père à Quixadá. [↩](#user-content-fnref-gerciane-infancia) [↩2](#user-content-fnref-gerciane-infancia-2) [↩3](#user-content-fnref-gerciane-infancia-3)
    
8.  Edmar Morel, « A Máfia destruiu Chico da Silva », *O Povo*, 1er juin 1976, p. 5. [↩](#user-content-fnref-morel-1976) [↩2](#user-content-fnref-morel-1976-2) [↩3](#user-content-fnref-morel-1976-3)
    
9.  Estrigas, *A saga do pintor*, sur la signature apprise au musée de l’université. [↩](#user-content-fnref-estrigas-assinatura)
    
10.  « Chico da Silva deixa no tempo a criatividade da arte ingênua », *O Povo*, 7 décembre 1985, Segundo Caderno, p. 1, avec l’encadré « Frases de Chico da Silva », de Roberto Galvão. [↩](#user-content-fnref-opovo-obit-2cad) [↩2](#user-content-fnref-opovo-obit-2cad-2) [↩3](#user-content-fnref-opovo-obit-2cad-3) [↩4](#user-content-fnref-opovo-obit-2cad-4) [↩5](#user-content-fnref-opovo-obit-2cad-5)
     
11.  « Chico da Silva », *O Estado de S. Paulo*, 5 novembre 1970, p. 17, [Acervo Estadão](https://acervo.estadao.com.br/pagina/#!/19701105-29320-nac-0017-999-17-not). [↩](#user-content-fnref-estadao-1970) [↩2](#user-content-fnref-estadao-1970-2) [↩3](#user-content-fnref-estadao-1970-3)
     
12.  Hilton Oliveira, « Êles Fazem a Vida da Cidade: O Chico ‘Chic’ », *Unitário*, avril 1967, [Portal da História do Ceará](https://historiadoceara.com.br/jornais/jornal.php?mes=04&edicao=1967&pagina=Unitario_1967_04_0090.jpg). [↩](#user-content-fnref-unitario-1967) [↩2](#user-content-fnref-unitario-1967-2) [↩3](#user-content-fnref-unitario-1967-3) [↩4](#user-content-fnref-unitario-1967-4)
     
13.  Roberto Galvão, *Chico da Silva e a Escola do Pirambu* (Fortaleza : Secretaria de Cultura e Desporto do Ceará, 1986) ; le repère de 1937 est le consensus des sources, répété par le peintre lui-même. [↩](#user-content-fnref-galvao-1937)
     
14.  « A pintura onírica de Chico da Silva », *Correio Braziliense*, 1974 (éd. 04399), Caderno 2, Hemeroteca Digital Brasileira, bib 028274 ; l’article reproduit des déclarations recueillies par José Maria Iglesias en 1966. [↩](#user-content-fnref-cb-onirica-1974) [↩2](#user-content-fnref-cb-onirica-1974-2)
     
15.  « 4 séculos de arte industrializada », *Jornal do Brasil*, 25 juin 1969, Caderno B, p. 25, [Hemeroteca Digital Brasileira](https://memoria.bn.gov.br/docreader/docreader.aspx?bib=030015_08&pagfis=136212). [↩](#user-content-fnref-jb-1969-industrializada) [↩2](#user-content-fnref-jb-1969-industrializada-2) [↩3](#user-content-fnref-jb-1969-industrializada-3)
     
16.  Estrigas, *A saga do pintor*. [↩](#user-content-fnref-estrigas-debil)
     
17.  « Quadros de Chico da Silva desaparecem em São Paulo », *O Povo*, 3 avril 1978, p. 14. [↩](#user-content-fnref-opovo-1978-desaparecem)
     
18.  Estrigas, *A saga do pintor* ; le détail n’apparaît que dans ce livre. [↩](#user-content-fnref-estrigas-primeira-venda)
     
19.  Jean-Pierre Chabloz, « Francisco Silva ou a ingenuidade perdida », *Jornal do Brasil*, 23 août 1969, Caderno B, p. 25, [Hemeroteca Digital Brasileira](https://memoria.bn.gov.br/docreader/docreader.aspx?bib=030015_08&pagfis=139463). [↩](#user-content-fnref-chabloz-jb-1969) [↩2](#user-content-fnref-chabloz-jb-1969-2) [↩3](#user-content-fnref-chabloz-jb-1969-3) [↩4](#user-content-fnref-chabloz-jb-1969-4)
     
20.  David A. Silberstein, « Colonialismo e cultura popular: o caso de Chico da Silva », *Revista de Ciências Sociais* 8, n° 1-2 (1977), p. 222. [↩](#user-content-fnref-silberstein-descoberta) [↩2](#user-content-fnref-silberstein-descoberta-2)
     
21.  Oliveira, *A emergência de um talento artístico*, sur la méthode de commande ; la liste du matériel et le paiement d’avance, *Chico da Silva vê Chabloz vê Chico da Silva* (2001). [↩](#user-content-fnref-gerciane-chabloz)
     
22.  *Chico da Silva vê Chabloz vê Chico da Silva*, catalogue d’exposition (Fortaleza : Secretaria da Cultura do Estado do Ceará, 2001), texte de présentation : la collection comptait vingt œuvres des phases 1943-45 et 1947-48 ; seize, plus une de Chica da Silva, revinrent au Ceará en 2001. [↩](#user-content-fnref-catalogo-2001) [↩2](#user-content-fnref-catalogo-2001-2) [↩3](#user-content-fnref-catalogo-2001-3) [↩4](#user-content-fnref-catalogo-2001-4) [↩5](#user-content-fnref-catalogo-2001-5)
     
23.  Galvão, *Chico da Silva e a Escola do Pirambu* ; sur l’organisation du III Salão par Chabloz, « O culto da Arte », *O Nordeste*, 24 janvier 1944, p. 14, [Portal da História do Ceará](https://historiadoceara.com.br/jornais/jornal.php?mes=01&edicao=1944&pagina=O_Nordeste_1944_01_145.jpg). [↩](#user-content-fnref-galvao-saloes) [↩2](#user-content-fnref-galvao-saloes-2)
     
24.  Silberstein, « Colonialismo e cultura popular », p. 222. [↩](#user-content-fnref-silberstein-askanasy) [↩2](#user-content-fnref-silberstein-askanasy-2)
     
25.  Oliveira, *A emergência de um talento artístico*, qui transcrit la critique de Rubem Navarra. [↩](#user-content-fnref-gerciane-navarra)
     
26.  Mário Baratta, « Exposição Cearense », *O Estado* (Fortaleza), 1er juillet 1945, et « A Velha Arte Moderna », 8 juillet 1945 ; reproduites dans Estrigas, *Arte Ceará: Mário Baratta* (Fortaleza : Museu do Ceará, 2004), p. 54-57, numérisées dans les archives [ICAA](https://icaa.mfah.org/s/en/item/1111388) (notice 1111388). [↩](#user-content-fnref-baratta-1945)
     
27.  Silberstein, « Colonialismo e cultura popular », p. 224-225. [↩](#user-content-fnref-silberstein-mercado) [↩2](#user-content-fnref-silberstein-mercado-2) [↩3](#user-content-fnref-silberstein-mercado-3)
     
28.  Gerciane Maria da Costa Oliveira, « Entre lógicas distintas de comercialização de pintura », *NAVA* 2, n° 2 (2017) : 442-444. [↩](#user-content-fnref-oliveira-nava)
     
29.  « Letras & Artes », *O Nordeste*, 13 août 1948, p. 1, [Portal da História do Ceará](https://historiadoceara.com.br/jornais/jornal.php?mes=08&edicao=1948&pagina=O_Nordeste_1948_08_0088.jpg). [↩](#user-content-fnref-onordeste-1948)
     
30.  « Société mutuelle artistique (Salle Beauregard) », *Journal de Genève*, 5 octobre 1949, p. 5, [Le Temps Archives](https://www.letempsarchives.ch/page/JDG_1949_10_05/5) ; le contexte de « l’automne 1949 » dans Oliveira, *A emergência de um talento artístico*, p. 64. Estrigas date la Salle Beauregard de 1950. [↩](#user-content-fnref-jdg-1949)
     
31.  Oliveira, *A emergência de um talento artístico*, sur Genève (1949), le Palácio Foz (1951) et le renoncement de la Jeanne Bucher ; la date de 1952 pour la Galerie Pour L’Art suit les registres institutionnels récents des galeries qui représentent aujourd’hui son œuvre. [↩](#user-content-fnref-gerciane-europa) [↩2](#user-content-fnref-gerciane-europa-2) [↩3](#user-content-fnref-gerciane-europa-3) [↩4](#user-content-fnref-gerciane-europa-4)
     
32.  Jean-Pierre Chabloz, « Un indien brésilien réinvente la peinture », *Cahiers d’Art* (Paris), décembre 1952, d’après Estrigas, *A saga do pintor*, et Oliveira, *A emergência de um talento artístico*. [↩](#user-content-fnref-cahiers-1952) [↩2](#user-content-fnref-cahiers-1952-2)
     
33.  *Le Brésil: arts primitifs indigène, afro-brésilien, populaire; arts modernes*, catalogue d’exposition (Neuchâtel : Musée d’ethnographie, 1955) ; Galvão, *Chico da Silva e a Escola do Pirambu*, p. 13. Estrigas date l’exposition de 1959. [↩](#user-content-fnref-men-1955) [↩2](#user-content-fnref-men-1955-2)
     
34.  Galvão, *Chico da Silva e a Escola do Pirambu* ; la présence à Neuchâtel est rappelée aussi par Walter Sotomayor, « Chico da Silva », *Correio Braziliense*, 28 octobre 1976. [↩](#user-content-fnref-galvao-neuchatel) [↩2](#user-content-fnref-galvao-neuchatel-2)
     
35.  Galvão, *Chico da Silva e a Escola do Pirambu*, p. 17 et 77. [↩](#user-content-fnref-galvao-viagens)
     
36.  Estrigas, *A saga do pintor*, p. 56, citant le *Jornal da Tarde* du 24 juin 1969. [↩](#user-content-fnref-estrigas-passaporte)
     
37.  « Chico da Silva (desta vez o autêntico) expõe no Rio », *O Globo*, 26 novembre 1977, p. 33. [↩](#user-content-fnref-oglobo-1977-autentico)
     
38.  Galvão, *Chico da Silva e a Escola do Pirambu* ; aussi *Chico da Silva em três dimensões*, catalogue d’exposition (Fortaleza, 2005). [↩](#user-content-fnref-galvao-silencio)
     
39.  « Que é que há? (No Ceará) », *O Nordeste*, 24 mars 1960, p. 1, [Portal da História do Ceará](https://historiadoceara.com.br/jornais/jornal.php?mes=03&edicao=1960&pagina=O_Nordeste_1960_03_0150.jpg). [↩](#user-content-fnref-onordeste-1960)
     
40.  Galvão, *Chico da Silva e a Escola do Pirambu* ; le décompte d’une quarantaine de gouaches du noyau vient des livres de référence, avec une variation jusqu’à 43. [↩](#user-content-fnref-galvao-mauc) [↩2](#user-content-fnref-galvao-mauc-2)
     
41.  Estrigas, *A saga do pintor*, qui détaille la personnelle du 10 avril 1961 et la collective inaugurale du musée le 25 juin. [↩](#user-content-fnref-estrigas-individual) [↩2](#user-content-fnref-estrigas-individual-2) [↩3](#user-content-fnref-estrigas-individual-3)
     
42.  \[Portrait de Chico Santeiro\], *Jornal do Brasil*, 27 juillet 1962, Caderno B, p. 13, [Hemeroteca Digital Brasileira](https://memoria.bn.gov.br/docreader/docreader.aspx?bib=030015_08&pagfis=30817). [↩](#user-content-fnref-jb-1962)
     
43.  Gerciane Maria da Costa Oliveira, « É ou não é um quadro Chico da Silva? » (thèse de doctorat, Universidade Federal do Ceará, 2015), p. 149-150. [↩](#user-content-fnref-oliveira-marchands) [↩2](#user-content-fnref-oliveira-marchands-2)
     
44.  Estrigas, *A saga do pintor*, p. 43 (« cantor de músicas eruditas », et le snack-bar Di Caura) ; Silberstein, « Colonialismo e cultura popular », p. 225. [↩](#user-content-fnref-estrigas-bluhm)
     
45.  Galvão, *Chico da Silva e a Escola do Pirambu*, sur la Galeria Relevo et les présentations de Chabloz et d’Aldemir Martins. [↩](#user-content-fnref-galvao-relevo) [↩2](#user-content-fnref-galvao-relevo-2)
     
46.  Galvão, *Chico da Silva e a Escola do Pirambu* ; la collective parisienne de Jean Boghici est datée de 1965 par Galvão, avec un registre divergent de 1949 dans une autre chronologie ; la personnelle pauliste de 1965 (Selearte), Estrigas, *A saga do pintor*, p. 96. [↩](#user-content-fnref-galvao-1965) [↩2](#user-content-fnref-galvao-1965-2)
     
47.  Galvão, *Chico da Silva e a Escola do Pirambu*. [↩](#user-content-fnref-galvao-afastamento)
     
48.  Roberto Galvão, *Chico da Silva: do delírio ao dilúvio*, catalogue d’exposition (Fortaleza : Costa Gráfica, 1989) ; la date de janvier 1966 pour la sélection, Estrigas, *A saga do pintor*. [↩](#user-content-fnref-delirio-veneza) [↩2](#user-content-fnref-delirio-veneza-2)
     
49.  Lettre de Clarival do Prado Valladares à Haroldo Juaçaba, 23 septembre 1966, transcrite dans Galvão, *Do delírio ao dilúvio*. [↩](#user-content-fnref-delirio-carta) [↩2](#user-content-fnref-delirio-carta-2) [↩3](#user-content-fnref-delirio-carta-3)
     
50.  Edyla Mangabeira Unger, « Artes Plásticas: O Que Vai Acontecer », *O Globo*, 9 juin 1966, p. 6, qui transcrit la présentation de Valladares. [↩](#user-content-fnref-oglobo-1966-petite) [↩2](#user-content-fnref-oglobo-1966-petite-2) [↩3](#user-content-fnref-oglobo-1966-petite-3)
     
51.  Francisco Domingos da Silva, base ASACdati, [Archivio Storico delle Arti Contemporanee](https://asac.labiennale.org/persone/405686), La Biennale di Venezia, notices des quatre œuvres de la 33e Biennale (1966), consulté le 12 août 2026. [↩](#user-content-fnref-asac)
     
52.  Estrigas, *A saga do pintor*, qui enregistre la mention honorable comme le seul prix de la vie du peintre et note que le prix sollicité pour lui revint à Artur Luiz Piza. [↩](#user-content-fnref-estrigas-veneza)
     
53.  « Outras & Outras », *Correio do Ceará*, 10 juillet 1974, p. 11, [Portal da História do Ceará](https://historiadoceara.com.br/jornais/jornal.php?mes=07&edicao=1974&pagina=correio_do_ceara_1974_07_0129.jpg). [↩](#user-content-fnref-cc-1974-premio)
     
54.  Galvão, *Chico da Silva e a Escola do Pirambu* ; Galvão, *Do delírio ao dilúvio*. [↩](#user-content-fnref-galvao-bienais) [↩2](#user-content-fnref-galvao-bienais-2) [↩3](#user-content-fnref-galvao-bienais-3)
     
55.  « Primitivos Estréiam Hoje em Copacabana », *O Globo*, 22 juin 1967, p. 6. [↩](#user-content-fnref-oglobo-1967-primitivos) [↩2](#user-content-fnref-oglobo-1967-primitivos-2)
     
56.  Galvão, *Chico da Silva e a Escola do Pirambu* ; Oliveira, « É ou não é um quadro Chico da Silva? ». [↩](#user-content-fnref-galvao-escola-inicio)
     
57.  « Os Pintores do Pirambu », *Correio do Ceará*, 16 mars 1977, p. 4, [Portal da História do Ceará](https://historiadoceara.com.br/jornais/jornal.php?mes=03&edicao=1977&pagina=correio_do_ceara_1977_03_0329.jpg). [↩](#user-content-fnref-cc-1977-exanor) [↩2](#user-content-fnref-cc-1977-exanor-2) [↩3](#user-content-fnref-cc-1977-exanor-3)
     
58.  Sâmara Paula, « Chico da Silva terá galeria retrospectiva », *Diário do Nordeste*, 8 décembre 1985. [↩](#user-content-fnref-dn-1985-galeria) [↩2](#user-content-fnref-dn-1985-galeria-2)
     
59.  Muluc, *A Escola do Pirambu*, publié dans le sillage de l’exposition homonyme du Centro Cultural Belchior (2024). [↩](#user-content-fnref-muluc-belchior) [↩2](#user-content-fnref-muluc-belchior-2)
     
60.  Galvão, *Chico da Silva e a Escola do Pirambu*, sur la division du travail et l’apprentissage échelonné. [↩](#user-content-fnref-galvao-divisao) [↩2](#user-content-fnref-galvao-divisao-2)
     
61.  « Chico da Silva e a Escola do Pirambu: Memória e Imaginário », épisode 1, entretien avec Garcia (José dos Santos Gomes), [vidéo](https://www.youtube.com/watch?v=7vx0fgW6eWg), 8 juillet 2024. [↩](#user-content-fnref-video-garcia)
     
62.  « Os Chicos da Silva da cidade mostram a cara », *O Povo*, 3 avril 1977, p. 12, apud Gilberto Andrade Machado, « Calidoscópio » (thèse de doctorat, UFC, 2008), p. 58-59 ; le témoignage de Chica aussi dans « Os Pintores do Pirambu », *Correio do Ceará*, 16 mars 1977. [↩](#user-content-fnref-machado-chicos)
     
63.  Témoignage de Gilberto Lee, dans Flávia Muluc, dir., *A Escola do Pirambu: um legado de Chico da Silva* (Fortaleza : Gráfica LCR, 2024), p. 20. [↩](#user-content-fnref-muluc-vozes)
     
64.  Oliveira, « É ou não é um quadro Chico da Silva? », p. 72, 160 et 193, avec la carte des motifs par disciple. [↩](#user-content-fnref-oliveira-motivos) [↩2](#user-content-fnref-oliveira-motivos-2)
     
65.  Galvão, *Chico da Silva e a Escola do Pirambu*. [↩](#user-content-fnref-galvao-baba)
     
66.  Galvão, *Chico da Silva e a Escola do Pirambu*. [↩](#user-content-fnref-galvao-anonimato)
     
67.  Galvão, *Chico da Silva e a Escola do Pirambu*. [↩](#user-content-fnref-galvao-27)
     
68.  Carvalho Nogueira, « Ainda a Babel de Chico da Silva », *O Povo*, 7 juin 1976, p. 4. [↩](#user-content-fnref-opovo-1976-babel)
     
69.  Graça Magalhães, « Pirambu: todos pintam ‘Chico da Silva’ », *Tribuna do Ceará*, 10 mai 1975, p. 1, apud Gerciane Maria da Costa Oliveira, « Quando um estilo artístico individual se torna uma maneira de pintar? », *Crítica Cultural* 12, n° 2 (2017) : 307. [↩](#user-content-fnref-magalhaes-1975)
     
70.  Oliveira, « É ou não é um quadro Chico da Silva? », p. 149-150 ; Machado, « Calidoscópio », p. 57-58. [↩](#user-content-fnref-oliveira-oficinas) [↩2](#user-content-fnref-oliveira-oficinas-2)
     
71.  Frederico Morais, « No Ceará tem gravura, rabiscos e arte conceitual », *O Globo*, 30 mars 1977, p. 36. [↩](#user-content-fnref-morais-1977)
     
72.  Galvão, *Chico da Silva e a Escola do Pirambu* ; Galvão, *Do delírio ao dilúvio*. [↩](#user-content-fnref-galvao-homens)
     
73.  David Silberstein, « Homens Trabalhando », dans Muluc, *A Escola do Pirambu*, p. 26. [↩](#user-content-fnref-silberstein-orquestra)
     
74.  Muluc, *A Escola do Pirambu*, p. 72-75 ; « Painel artístico da Escola do Pirambu será da UFC após acordo », *O Povo*, 31 mai 2023, [opovo.com.br](https://www.opovo.com.br/vidaearte/2023/05/31/painel-artistico-da-escola-do-pirambu-sera-da-ufc-apos-acordo.html) ; « UFC assina acordo no MPF », [mauc.ufc.br](https://mauc.ufc.br/pt/ufc-assina-acordo-no-mpf-para-formalizacao-da-propriedade-da-obra-homens-trabalhando/). [↩](#user-content-fnref-muluc-homens)
     
75.  TVDD #arte, entretien avec Garcia (José dos Santos Gomes), [vidéo](https://www.youtube.com/watch?v=7bE_CVvsQZ8), 19 février 2026. [↩](#user-content-fnref-video-garcia-tvdd) [↩2](#user-content-fnref-video-garcia-tvdd-2)
     
76.  Claudionor Nogueira, « João Clôud, O Leão Pantera », texte autobiographique, dans Muluc, *A Escola do Pirambu*, p. 58-71. [↩](#user-content-fnref-muluc-oboe) [↩2](#user-content-fnref-muluc-oboe-2) [↩3](#user-content-fnref-muluc-oboe-3)
     
77.  Muluc, *A Escola do Pirambu*, qui nomme Garcia comme le seul du noyau encore en vie et dédie le volume à Chico, Babá, Claudionor, Chica, Ivan et Garcia. [↩](#user-content-fnref-muluc-unico)
     
78.  « Da Escola do Pirambu: Garcia se inspira no imaginário ancestral para produzir arte », *O Povo*, 27 avril 2021, [mais.opovo.com.br](https://mais.opovo.com.br/jornal/vidaearte/2021/04/27/da-escola-do-pirambu--garcia-se-inspira-no-imaginario-ancestral-para-produzir-arte.html). [↩](#user-content-fnref-opovo-2021-garcia)
     
79.  « Silva diz que Relêvo está vendendo no Rio imitações das suas telas primitivas », *Jornal do Brasil*, 8 février 1966, p. 10, [Hemeroteca Digital Brasileira](https://memoria.bn.gov.br/docreader/docreader.aspx?bib=030015_08&pagfis=80321). [↩](#user-content-fnref-jb-1966-relevo)
     
80.  Oliveira, « É ou não é um quadro Chico da Silva? », p. 170. [↩](#user-content-fnref-oliveira-dalva)
     
81.  *Gazeta de Notícias* (Fortaleza), 12 juin 1969, d’après Galvão, *Chico da Silva e a Escola do Pirambu*, et Estrigas, *A saga do pintor*. [↩](#user-content-fnref-galvao-gazeta)
     
82.  « O teste dos peixes », *O Globo*, 18 juin 1969, p. 1, et « Teste aprova menina que acusa o pintor », p. 7. [↩](#user-content-fnref-oglobo-1969-teste) [↩2](#user-content-fnref-oglobo-1969-teste-2)
     
83.  « As acusações sôbre Chico Silva são muitas; mas há quem o defenda… », *O Cruzeiro*, 7 août 1969, p. 62-63, [Hemeroteca Digital Brasileira](https://memoria.bn.gov.br/docreader/docreader.aspx?bib=003581&pagfis=229525). [↩](#user-content-fnref-ocruzeiro-1969)
     
84.  « Chico Silva se defende », *O Estado de S. Paulo*, 18 juin 1969, p. 12, [Acervo Estadão](https://acervo.estadao.com.br/pagina/#!/19690618-28892-nac-0012-999-12-not). [↩](#user-content-fnref-estadao-1969-defende)
     
85.  « Chabloz descreve: ascensão e queda de Chico da Silva », *O Povo*, 30 juin 1969, p. 5 ; Galvão, *Chico da Silva e a Escola do Pirambu*, p. 20, date les déclarations du 18 juin et enregistre le surnom « Fábrica de Quadros Chico da Silva Limitada ». [↩](#user-content-fnref-opovo-1969-chabloz) [↩2](#user-content-fnref-opovo-1969-chabloz-2)
     
86.  José Roberto Teixeira Leite, « Subitamente cessaram os comentários sobre o caso Chico da Silva », *O Globo*, 21 juillet 1969, p. 5. [↩](#user-content-fnref-teixeira-leite-1969) [↩2](#user-content-fnref-teixeira-leite-1969-2)
     
87.  « Fortaleza, o verão de um ano inteiro », *Jornal do Brasil*, Caderno de Turismo, 24 février 1972. [↩](#user-content-fnref-jb-1972-turismo)
     
88.  « Ceará defende pintor », *Jornal do Brasil*, 1er août 1974, p. 22 ; « Quadros de Chico da Silva são imitados », *Diário de Pernambuco*, 1er août 1974, p. 9. [↩](#user-content-fnref-jb-1974-conselho)
     
89.  Walmir Ayala, « A febre Chico da Silva », *Jornal do Brasil*, 17 février 1974, Caderno B, p. 6. [↩](#user-content-fnref-ayala-febre)
     
90.  « Artistas lutam para preservar nome e obra de Chico da Silva », *O Estado de S. Paulo*, 19 février 1977, p. 9, [Acervo Estadão](https://acervo.estadao.com.br/pagina/#!/19770219-31237-nac-0009-999-9-not). [↩](#user-content-fnref-estadao-1977-fundacao) [↩2](#user-content-fnref-estadao-1977-fundacao-2)
     
91.  « Chico da Silva: ‘check-up’ e venda de obras em São Paulo », *O Globo*, 25 février 1984, p. 25. [↩](#user-content-fnref-oglobo-1984-checkup) [↩2](#user-content-fnref-oglobo-1984-checkup-2) [↩3](#user-content-fnref-oglobo-1984-checkup-3)
     
92.  « Chico da Silva volta a acusar falsificadores », *Correio do Ceará*, 28 juin 1979, p. 1 et 13, [Portal da História do Ceará](https://historiadoceara.com.br/jornais/jornal.php?mes=06&edicao=1979&pagina=correio_do_ceara_1979_06_0501.jpg). [↩](#user-content-fnref-cc-1979-acusar) [↩2](#user-content-fnref-cc-1979-acusar-2) [↩3](#user-content-fnref-cc-1979-acusar-3) [↩4](#user-content-fnref-cc-1979-acusar-4)
     
93.  « Chico na Casa do Ceará », *Correio Braziliense*, 8 mai 1979, p. 26, Hemeroteca Digital Brasileira, bib 028274 ; aussi Carlos Figueiredo, « Do Aeroporto », *Correio do Ceará*, 9 avril 1979. [↩](#user-content-fnref-cb-1979-cartorio)
     
94.  Oliveira, « É ou não é um quadro Chico da Silva? », p. 185-191 ; Oliveira, « Autenticidade, produção coletiva e mercado de pintura », *Revista de Ciências Sociais* 48, n° 1 (2017) : 69-88. [↩](#user-content-fnref-oliveira-indices)
     
95.  André Papi, « Um índio reinventa a pintura », *Arte Hoje* 1, n° 9, mars 1978, p. 28-30. [↩](#user-content-fnref-arte-hoje-1978) [↩2](#user-content-fnref-arte-hoje-1978-2)
     
96.  José Carlos Silvares, « No coração do povo e na mão dos falsificadores », *A Tribuna* (Santos), 28 octobre 1979, p. 21, [Hemeroteca Digital Brasileira](https://memoria.bn.gov.br/docreader/docreader.aspx?bib=153931&pagfis=117703). [↩](#user-content-fnref-atribuna-1979) [↩2](#user-content-fnref-atribuna-1979-2) [↩3](#user-content-fnref-atribuna-1979-3)
     
97.  Galvão, *Do delírio ao dilúvio* ; Oliveira, « É ou não é um quadro Chico da Silva? ». [↩](#user-content-fnref-galvao-peritos)
     
98.  Galvão, *Chico da Silva e a Escola do Pirambu*, p. 69, section des déclarations du peintre. [↩](#user-content-fnref-galvao-declaracoes)
     
99.  Galvão, *Chico da Silva e a Escola do Pirambu*, p. 70, avec la phrase « Nunca casei porque sempre tive medo de ser traído » (je ne me suis jamais marié parce que j’ai toujours eu peur d’être trahi). [↩](#user-content-fnref-galvao-dalva)
     
100.  « Chico da Silva está na miséria », *O Povo*, 13 mai 1976, p. 6. [↩](#user-content-fnref-opovo-1976-miseria) [↩2](#user-content-fnref-opovo-1976-miseria-2) [↩3](#user-content-fnref-opovo-1976-miseria-3) [↩4](#user-content-fnref-opovo-1976-miseria-4)
      
101.  « A verdadeira situação de Chico da Silva », chronique de João Alberto, *Diário de Pernambuco*, 9 novembre 1974, Segundo Caderno, p. 5. [↩](#user-content-fnref-dp-1974-situacao)
      
102.  Galvão, *Chico da Silva e a Escola do Pirambu*, p. 70, avec les propos du peintre sur ses enfants. [↩](#user-content-fnref-galvao-filhos)
      
103.  Estrigas, *A saga do pintor*. [↩](#user-content-fnref-estrigas-dentes)
      
104.  Galvão, *Chico da Silva e a Escola do Pirambu* ; Estrigas, *A saga do pintor*. [↩](#user-content-fnref-galvao-fusca)
      
105.  Galvão, *Chico da Silva e a Escola do Pirambu*, p. 27. [↩](#user-content-fnref-galvao-telefone)
      
106.  Galvão, *Chico da Silva e a Escola do Pirambu*, p. 24 : hospitalisé le 4 mai 1976, il reçut l’onction des malades le lendemain. [↩](#user-content-fnref-galvao-uncao)
      
107.  « Fortaleza dá casa a Chico Silva », *Jornal do Brasil*, 30 décembre 1974, p. 18. [↩](#user-content-fnref-jb-1974-casa)
      
108.  Luciano Diógenes, « Casa para Chico Silva », *Correio do Ceará*, 13 août 1974, p. 7 ; « Casa de Chico Silva no ‘Ano da Cultura’ », *Correio do Ceará*, 2 janvier 1975, p. 5. [↩](#user-content-fnref-cc-1974-casa)
      
109.  Galvão, *Do delírio ao dilúvio*. [↩](#user-content-fnref-galvao-cirrose)
      
110.  « Chico da Silva está inconsciente », *O Estado de S. Paulo*, 20 juin 1976, p. 17. [↩](#user-content-fnref-estadao-1976-inconsciente)
      
111.  « Recuperado, Chico volta aos quadros », *O Estado de S. Paulo*, 14 août 1976, p. 12. [↩](#user-content-fnref-estadao-1976-recuperado)
      
112.  Galvão, *Do delírio ao dilúvio* ; Estrigas, *A saga do pintor*. [↩](#user-content-fnref-galvao-internacoes) [↩2](#user-content-fnref-galvao-internacoes-2)
      
113.  « Chico morre pouco a pouco, esquecido », *O Estado de S. Paulo*, 14 mai 1976, p. 9, [Acervo Estadão](https://acervo.estadao.com.br/pagina/#!/19760514-31024-nac-0009-999-9-not). [↩](#user-content-fnref-estadao-1976-morre)
      
114.  « Secai abrirá carnaval de rua homenageando Chico da Silva », *Correio do Ceará*, 19 février 1976, p. 18. [↩](#user-content-fnref-cc-1976-carnaval)
      
115.  « Uma instituição para zelar o nome Chico da Silva », *O Povo*, 19 décembre 1976, Caderno B, p. 4. [↩](#user-content-fnref-opovo-1976-fundacao)
      
116.  « Estou vendendo saúde e não vou voltar mais ao Pirambu », *O Povo*, 31 août 1977, p. 12. [↩](#user-content-fnref-opovo-1977-saude) [↩2](#user-content-fnref-opovo-1977-saude-2)
      
117.  « Chico da Silva volta ao seu ‘atelier’ na Av. Leste-Oeste », *O Povo*, 13 août 1978, p. 9. [↩](#user-content-fnref-opovo-1978-atelier) [↩2](#user-content-fnref-opovo-1978-atelier-2)
      
118.  Galvão, *Chico da Silva e a Escola do Pirambu* ; Estrigas, *A saga do pintor* ; l’année oscille entre 1977 et 1978 selon les chronologies, et 1978 est celle de la plupart des sources. [↩](#user-content-fnref-galvao-anchieta)
      
119.  Galvão, *Do delírio ao dilúvio*. [↩](#user-content-fnref-galvao-tromboses)
      
120.  Galvão, *Do delírio ao dilúvio* ; le rythme des ventes et l’enterrement, chronologie de *Chico da Silva vê Chabloz vê Chico da Silva* (2001). [↩](#user-content-fnref-galvao-aeroporto)
      
121.  Loi de l’État n° 10.807, Diário Oficial do Ceará, 28 juin 1983 ; Galvão, *Do delírio ao dilúvio*. [↩](#user-content-fnref-galvao-pensao)
      
122.  « Doente e abandonado pelos amigos, Chico da Silva só deseja forças para pintar », *O Povo*, 13 octobre 1983, Caderno Z, p. 13. [↩](#user-content-fnref-opovo-1983-doente)
      
123.  « Curtas premiados no Paraná », *O Estado de S. Paulo*, 21 octobre 1976, p. 10 ; lettre officielle 48/76-GT de la I Mostra Nacional do Filme Documentário, Curitiba, 8 novembre 1976 ; catalogue du 6º Festival Internazionale del Film sull’Arte, Asolo, 1978. [↩](#user-content-fnref-doc-pedrojorge)
      
124.  « Sofrimento e miséria na arte, mas com medalhas em vida », *O Povo*, 28 mars 1984, Caderno Z, p. 15. [↩](#user-content-fnref-opovo-1984-medalha)
      
125.  « Chico da Silva é condecorado em Fortaleza », *O Estado de S. Paulo*, 29 mars 1984, p. 24. [↩](#user-content-fnref-estadao-1984-medalha)
      
126.  L’ordre Estrela do Acre, chronologie de *Chico da Silva vê Chabloz vê Chico da Silva* (2001) ; la mort de Chabloz le 10 juin 1984, Estrigas, *A saga do pintor*. [↩](#user-content-fnref-galvao-1984)
      
127.  « Ceará perde Chico da Silva e poucos vão ao cemitério », *O Povo*, 7 décembre 1985, p. 1. [↩](#user-content-fnref-opovo-1985-capa) [↩2](#user-content-fnref-opovo-1985-capa-2)
      
128.  Machado, « Calidoscópio », p. 59. [↩](#user-content-fnref-machado-morte)
      
129.  Rodolfo Espínola, « Morre o primitivista Chico da Silva », *O Estado de S. Paulo*, 7 décembre 1985, p. 18, [Acervo Estadão](https://acervo.estadao.com.br/pagina/#!/19851207-33980-nac-0018-999-18-not). [↩](#user-content-fnref-estadao-1985-morte)
      
130.  Egídio Serpa, « Suíço decreta a morte artística de Chico da Silva », *Jornal do Brasil*, 24 octobre 1980, p. 26, [Hemeroteca Digital Brasileira](https://memoria.bn.gov.br/docreader/docreader.aspx?bib=030015_10&pagfis=19633). [↩](#user-content-fnref-jb-1980-suico) [↩2](#user-content-fnref-jb-1980-suico-2)
      
131.  Júlio Louzada, *Artes plásticas: seu mercado, seus leilões* (São Paulo : J. Louzada, 1984), apud Oliveira, « Entre lógicas distintas de comercialização de pintura », 449. [↩](#user-content-fnref-lousada-1983)
      
132.  « Chico da Silva não tem cotação », *Diário do Nordeste*, 3 janvier 1986, transcrit et contesté dans Estrigas, *A saga do pintor*, p. 76-77, avec la réplique de la critique Inês Fiuza. [↩](#user-content-fnref-dn-1986-cotacao)
      
133.  « A arte mural pinta como o grande grito artístico do fim do milênio », *Manchete*, n° 1878 (1988), p. 74, [Hemeroteca Digital Brasileira](https://memoria.bn.gov.br/docreader/docreader.aspx?bib=004120&pagfis=250336). [↩](#user-content-fnref-manchete-1988)
      
134.  Galvão, *Do delírio ao dilúvio*, catalogue de la rétrospective de 1989. [↩](#user-content-fnref-delirio-catalogo) [↩2](#user-content-fnref-delirio-catalogo-2)
      
135.  « ‘Primitivos’ resgata memória de Chico da Silva », *Diário do Nordeste*, 2 février 1999, Caderno 3, p. 5. [↩](#user-content-fnref-dn-1999)
      
136.  Muluc, *A Escola do Pirambu*, sur le décret municipal de 2020 et l’hommage du 71º Salão de Abril. [↩](#user-content-fnref-muluc-ano-chico)
      
137.  [« Popular Painters & Other Visionaries »](https://www.e-flux.com/announcements/343017/popular-painters-other-visionaries/), El Museo del Barrio, New York, du 6 août au 8 novembre 2020, commissariat de Rodrigo Moura ; annonce officielle avec le rejet des étiquettes (consulté le 12 août 2026). [↩](#user-content-fnref-elmuseo) [↩2](#user-content-fnref-elmuseo-2)
      
138.  [« Chico da Silva e o ateliê do Pirambu »](https://pinacoteca.org.br/en/programacao/exposicoes/chico-da-silva-e-o-atelie-do-pirambu/), Pinacoteca de São Paulo, du 4 mars au 28 mai 2023, commissariat de Thierry de Freitas ; public et nombre d’œuvres de l’exposition du Ceará dans [« Pinacoteca do Ceará abre maior exposição já realizada sobre o artista »](https://pinacotecadoceara.org.br/chico-da-silva-e-a-escola-do-pirambu-pinacoteca-do-ceara-abre-maior-exposicao-ja-realizada-sobre-o-artista/), Pinacoteca do Ceará, 7 juillet 2023 (consultés le 12 août 2026). [↩](#user-content-fnref-pinacotecas) [↩2](#user-content-fnref-pinacotecas-2) [↩3](#user-content-fnref-pinacotecas-3)
      
139.  Hilarie M. Sheets, « A Visionary Brazilian Artist Is Rediscovered », *The New York Times*, 19 octobre 2023. [↩](#user-content-fnref-nyt-2023)
      
140.  « Artista indígena, Chico da Silva é redescoberto e ganha mostra em Nova York », *O Estado de S. Paulo*, 21 novembre 2023, p. C3, [Acervo Estadão](https://acervo.estadao.com.br/pagina/#!/20231121-47516-nac-35-cd2-c3-not) ; traduction de l’article du *New York Times*. [↩](#user-content-fnref-estadao-2023) [↩2](#user-content-fnref-estadao-2023-2)
      
141.  [« Chico da Silva: Amazônian Legend »](https://bankmabsociety.com/exhibitions/13-chico-da-silva-amazonian-legend/), BANK, Shanghai, du 23 mars au 16 mai 2024, commissariat de Simon Watson ; le texte d’ouverture la présente comme la première personnelle du peintre en Asie (consulté le 12 août 2026). [↩](#user-content-fnref-bank-xangai) [↩2](#user-content-fnref-bank-xangai-2)
      
142.  David Kordansky Gallery, CV institutionnel de Chico da Silva (New York/Los Angeles, 2026). [↩](#user-content-fnref-cv-kordansky) [↩2](#user-content-fnref-cv-kordansky-2) [↩3](#user-content-fnref-cv-kordansky-3) [↩4](#user-content-fnref-cv-kordansky-4) [↩5](#user-content-fnref-cv-kordansky-5) [↩6](#user-content-fnref-cv-kordansky-6)
      
143.  [« Chico da Silva: And the soul is for the birds »](https://www.nottinghamcontemporary.org/whats-on/chico-da-silva/), Nottingham Contemporary, du 6 juin au 13 septembre 2026, commissariat de Salma Tuqan et Niall Ó Faircheallaigh (consulté le 12 août 2026). [↩](#user-content-fnref-nottingham) [↩2](#user-content-fnref-nottingham-2)
      
144.  [« Serpente da serra luminosa »](https://www.sothebys.com/en/buy/auction/2023/modern-day-auction-4/serpente-da-serra-luminosa), lot 243, Modern Day Auction, Sotheby’s, New York, 14 novembre 2023 ; résultat dans le [bilan officiel des ventes de novembre](https://www.sothebys.com/en/articles/new-york-sales-november-2023-results) (consulté le 12 août 2026). La fiche du lot enregistre l’œuvre dans la « XXXIII Biennale Internazionale d’Arte Venezia », 1966. [↩](#user-content-fnref-sothebys)
      
145.  [Chico da Silva : résultats d’enchères](https://www.phillips.com/artist/31639/chico-da-silva), Phillips ; le prix le plus élevé est celui de [« Bichos e Passaros »](https://www.phillips.com/detail/chico-da-silva/NY010124/3) (1965), New Now, New York, mars 2024 (consulté le 12 août 2026). [↩](#user-content-fnref-phillips)
      
146.  Lots de Chico da Silva chez Christie’s : [Sans titre, Londres, 35 280 GBP](https://www.christies.com/en/lot/lot-6500879) et [Sans titre, New York, 32 760 USD](https://www.christies.com/en/lot/lot-6471149) (consulté le 12 août 2026). [↩](#user-content-fnref-christies)
      
147.  [« Sans titre » (1971)](https://www.bonhams.com/auction/30778/lot/83/chico-da-silva-1910-1985-sans-titre-1971/), Post-War & Contemporary Art, Bonhams, Paris, septembre 2025 (consulté le 12 août 2026). [↩](#user-content-fnref-bonhams)
      
148.  Galvão, *Chico da Silva e a Escola do Pirambu*, sur le processus de travail observé à l’atelier ; le contour qui dépasse le bord du papier, Estrigas, *A saga do pintor*, p. 79. [↩](#user-content-fnref-galvao-tecnica) [↩2](#user-content-fnref-galvao-tecnica-2) [↩3](#user-content-fnref-galvao-tecnica-3)
      
149.  TVDD #arte, entretien avec Maria Augusta do Carmo Moreira, [vidéo](https://www.youtube.com/watch?v=khAIQmFM7P0), 11 juin 2026. [↩](#user-content-fnref-video-maria-augusta)
      
150.  Oliveira, « É ou não é um quadro Chico da Silva? », sur la séquence carton, papier duplex et toile ; aussi Estrigas, *A saga do pintor*, p. 79. [↩](#user-content-fnref-oliveira-suportes)
      
151.  Oliveira, *A emergência de um talento artístico*, liste d’œuvres avec environ quatre-vingts fiches techniques. [↩](#user-content-fnref-gerciane-fichas)
      
152.  Claudionor Nogueira, « João Clôud, O Leão Pantera », dans Muluc, *A Escola do Pirambu*, p. 58-71, avec la liste des supports (« papel madeira, duplex, telas, tecido ») ; le contreplaqué et l’Eucatex figurent dans les fiches de la Tate et du Pompidou. [↩](#user-content-fnref-muluc-suportes)
      
153.  [« The Great Bird » (1966)](https://www.tate.org.uk/art/artworks/de-silva-the-great-bird-l04628), Tate ; la référence L04628 indique une œuvre en prêt (consulté le 12 août 2026). [↩](#user-content-fnref-tate) [↩2](#user-content-fnref-tate-2)
      
154.  Fiches du fonds du Centre Pompidou, Cabinet d’art graphique, Musée national d’art moderne : *Luta de dragões* (1960), inv. AM 2024-287, et *A luta pela vida* (c. 1964), inv. AM 2024-288, don Galatea, 2023. [↩](#user-content-fnref-pompidou) [↩2](#user-content-fnref-pompidou-2)
      
155.  Liste des œuvres dans *Chico da Silva em três dimensões*, catalogue d’exposition (Fortaleza, 2005), p. 70-71 ; la généralisation est la nôtre, à partir de la liste. [↩](#user-content-fnref-tres-dimensoes-formatos)
      
156.  Oliveira, *A emergência de um talento artístico* : Chabloz interdisait l’huile, refusait les leçons de dessin et décourageait la figure humaine ; la fresque comme aboutissement logique vient du témoignage de Chabloz dans *Chico da Silva vê Chabloz vê Chico da Silva* (2001), rappelé aussi par Estrigas. [↩](#user-content-fnref-gerciane-chabloz-regras)
      
157.  Galvão, *Chico da Silva e a Escola do Pirambu*, recueil de déclarations du peintre ; la phrase vient d’un entretien au *Jornal da Imaculada*, 5 mai 1973. [↩](#user-content-fnref-galvao-bestiario)
      
158.  Oliveira, *A emergência de um talento artístico*, p. 19. [↩](#user-content-fnref-gerciane-fabula)
      
159.  Galvão, *Chico da Silva e a Escola do Pirambu*, p. 73, annexe de déclarations : la phrase sur le cinéma au magazine *Ele & Ela* (1976) et celle des hallucinations à Edmar Morel, « A Máfia destruiu Chico da Silva », *O Povo*, 1er juin 1976, p. 5. [↩](#user-content-fnref-galvao-explicacoes)
      
160.  Oliveira, « Autenticidade, produção coletiva e mercado de pintura », 69-88 ; Oliveira, « É ou não é um quadro Chico da Silva? ». [↩](#user-content-fnref-oliveira-simplificacao)
      
161.  Muluc, *A Escola do Pirambu*, p. 6 et 34. [↩](#user-content-fnref-muluc-galos)
      
162.  Muluc, *A Escola do Pirambu*, p. 6, texte de présentation ; Silberstein, dans le même volume, relie le fond noir à la phase de marché. [↩](#user-content-fnref-muluc-fundo-preto)
      
163.  Jean-Pierre Chabloz, « Um índio reinventa a Pintura », dans *Chico da Silva vê Chabloz vê Chico da Silva*, catalogue d’exposition (Fortaleza, 2001). [↩](#user-content-fnref-chabloz-indio-reinventa)
      
164.  Lélia Coelho Frota, « Liminaridade da obra de Francisco da Silva face aos modos ‘normais’ da criação artística no Brasil », *Revista de Ciências Sociais* 8, n° 1-2 (1977) : 205-217. [↩](#user-content-fnref-frota-1977) [↩2](#user-content-fnref-frota-1977-2)
      
165.  Walmir Ayala, « Chico da Silva », *Diário de Notícias* (Rio de Janeiro), 1976, p. 11, [Hemeroteca Digital Brasileira](https://memoria.bn.gov.br/docreader/docreader.aspx?bib=093718_05&pagfis=43657). [↩](#user-content-fnref-ayala-1976)
      
166.  Silberstein, « Colonialismo e cultura popular », 219-232. [↩](#user-content-fnref-silberstein-1977)
      
167.  Oliveira, « É ou não é um quadro Chico da Silva? », p. 193. [↩](#user-content-fnref-oliveira-estatutos)
      
168.  Jochen Volz, texte de présentation, dans Thierry de Freitas, Bitú Cassundé et Flávia Muluc, dir., *Chico da Silva e o ateliê do Pirambu* (São Paulo : Pinacoteca de São Paulo, 2023), 9 ; transcrit dans Oliveira, « Chico da Silva, o pioneiro da arte indígena? », 717-718. [↩](#user-content-fnref-volz-2023)
      
169.  Gerciane Maria da Costa Oliveira, « Chico da Silva, o pioneiro da arte indígena? », *MODOS: Revista de História da Arte* 8, n° 2 (2024) : 706-726, [DOI 10.20396/modos.v8i2.8675001](https://periodicos.sbu.unicamp.br/ojs/index.php/mod/article/view/8675001). [↩](#user-content-fnref-oliveira-modos) [↩2](#user-content-fnref-oliveira-modos-2)
      
170.  Jaider Esbell, « Arte indígena contemporânea e o grande mundo », site de l’artiste, 14 juin 2018, apud Oliveira, « Chico da Silva, o pioneiro da arte indígena? », 723. [↩](#user-content-fnref-esbell-2018)
      
171.  Afrânio Coutinho, « Chico da Silva », *O Povo*, 7 décembre 1985, p. 6. [↩](#user-content-fnref-coutinho-1985)
      
172.  José Rangel, « Chico Silva mostra passaros em Paris », *O Povo*, 29 février 1968, p. 5. [↩](#user-content-fnref-opovo-1968-benezit)
      
173.  « Chico da Silva abrirá hoje exposição com 40 quadros », *Diário de Pernambuco*, 1er septembre 1972, p. 7. [↩](#user-content-fnref-dp-1972-sudene)
      
174.  « Primitivo expõe 63 trabalhos: AM », *Correio Braziliense*, 24 février 1973, Caderno de Integração. [↩](#user-content-fnref-cb-1973-pinacoteca)
      
175.  Estrigas, *A saga do pintor*, liste d’expositions (« Câmara Federal sob a Presidência do Dep. Flávio Marcílio, 27/12/1973 ») ; Ari Cunha, chronique « Mesa da Cidade », *Correio Braziliense*, 25 octobre 1973, p. 15. [↩](#user-content-fnref-estrigas-camara)
      
176.  « Escola de Chico da Silva expõe quadros », *Correio Braziliense*, 19 septembre 1974, éd. 04589, p. 9, [Hemeroteca Digital Brasileira](https://memoria.bn.gov.br/DocReader/DocReader.aspx?bib=028274_02&pagfis=52564). [↩](#user-content-fnref-cb-1974-camara)
      
177.  Estrigas, *A saga do pintor*, p. 95. [↩](#user-content-fnref-estrigas-salao-1978)
      
178.  « Do pop ao primitivismo nas 12 exposições desta semana », *O Estado de S. Paulo*, 14 mars 1978, p. 25. [↩](#user-content-fnref-estadao-1978-artnueva)
      
179.  Flávio, « Destaques Sociais », *Correio do Ceará*, 19 décembre 1978, p. 11. [↩](#user-content-fnref-cc-1978-emcetur)
      
180.  *Chico da Silva em três dimensões*, catalogue d’exposition (Fortaleza, 2005). [↩](#user-content-fnref-tres-dimensoes-catalogo)
      
181.  Gomide&Co, CV institutionnel de Chico da Silva (São Paulo, 2026). [↩](#user-content-fnref-cv-gomide) [↩2](#user-content-fnref-cv-gomide-2) [↩3](#user-content-fnref-cv-gomide-3) [↩4](#user-content-fnref-cv-gomide-4) [↩5](#user-content-fnref-cv-gomide-5) [↩6](#user-content-fnref-cv-gomide-6) [↩7](#user-content-fnref-cv-gomide-7) [↩8](#user-content-fnref-cv-gomide-8)
      
182.  « Composições para tempos insurgentes: Francisco da Silva », Museu de Arte Moderna do Rio de Janeiro, 2021-2022. [↩](#user-content-fnref-mam-rio)
      
183.  « Chico da Silva: Brazil’s forgotten visionary », Independent Art Fair, New York, 2022 ; Oliveira, « Chico da Silva, o pioneiro da arte indígena? », 716. [↩](#user-content-fnref-independent-2022)
      
184.  *Cores que cantam, dragões que se devoram: o universo de Chico da Silva*, catalogue d’exposition (Fortaleza : Edições MIS, 2024). [↩](#user-content-fnref-cores-catalogo)
      
185.  [« Coleção Chico da Silva »](https://mauc.ufc.br/pt/acervo-colecoes/colecao-chico-da-silva/), Museu de Arte de l’UFC : 78 œuvres, avec la donation de quarante gouaches par Vera Bezerra en 2014 (consulté le 12 août 2026). [↩](#user-content-fnref-mauc-web)
      
186.  [Chico da Silva, « Sem título » (1973)](https://www2.camara.leg.br/a-camara/visiteacamara/cultura-na-camara/museu/acervo/obras-de-arte/chico-da-silva-1/chico-da-silva), fiche du fonds du Museu da Câmara dos Deputados (consulté le 12 août 2026). [↩](#user-content-fnref-camara-ficha)
